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Contre la marchandisation croissante des ressources naturelles.

Publié le 20 février 2008

L’énergie

L’énergie n’est pas une marchandise comme les autres pour les élus communistes et républicains : son accès pour tous grâce à la tarification sociale, à la péréquation tarifaire implique une gestion dans le cadre du service public. Le pétrole est aujourd’hui fortement contributif à l’effet de serre. La raréfaction prévisible des énergies fossiles impose de préparer dès maintenant l’après-pétrole en développant des énergies de substitution non contributives au réchauffement climatique. Aux idées de décroissances énergétiques, lesquelles seraient nocives pour la croissance et l’emploi et de toutes façons irréalistes, les élus communistes et républicains préfèrent la mobilisation pour l’efficacité énergétique et le recours, dans le cadre du service public à des énergies renouvelables.

L’eau

L’eau étant un bien commun, une ressource à préserver, ils s’opposent à la marchandisation croissante de l’eau et sont attachés à la gestion publique de l’eau et de l’assainissement. Là où elle a disparu ou s’est estompée, ils participent à la reconquête de la maîtrise publique.

En matière de lutte contre les pollutions et les inondations, ils sont favorables au développement des partenariats avec l’ensemble des acteurs de l’eau, permettant une gestion solidaire et publique. En Ile de France, ils souhaitent voir clairement reconnues par la loi, les compétences des départements assurant les missions d’assainissement.

Aujourd’hui pour l’assainissement, la reprise du droit européen impose le recours au marché et porte atteinte à la libre administration des collectivités locales en assimilant les relations de coopération à des prestations relevant de la concurrence : ils exigent et réclament pour ces dernières le maintien du principe de la libre coopération entre elles (coopération et partenariats).

Ils s’alarment de la hausse croissante de la facture d’eau pour les usagers comme pour les collectivités territoriales, lesquelles n’ont pas les moyens, dans un contexte de baisse des subventions des Agences de l’Eau et de désengagement de l’Etat, de financer les travaux d’équipements permettant la mise aux normes européennes . Ils contribuent au rassemblement nécessaire pour dégager de nouveaux modes de financement s’inspirant d’une toute autre logique contributive.

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