Les actionnaires se remplissent les poches et suppriment les emplois

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TOTAL MÉPRIS

Publié le 12 mars 2010

Le groupe Total connaît plusieurs façons de faire parler de lui.

  • En annonçant des profits toujours plus indécents : 8 milliards d’euros attendus en 2009 après les 13 milliards empochés en 2008, année record.
  • En contribuant aux catastrophes écologiques : on se souvient du naufrage du pétrolier Erika qui a ravagé le littoral breton et vendéen
  • En procédant à des fermetures de sites et à des licenciements massifs.

A Dunkerque, il veut fermer la raffinerie des Flandres, la plus moderne de France, cantonnée au rôle de simple dépôt de carburant, avec un effectif réduit de 380 à 30 personnes.

La section de Lille du PCF a apporté sa solidarité politique et financière en contribuant à la caisse de grève mise en place par l’intersyndicale de la raffinerie des Flandres.


Une décision lourde de conséquences sur les 450 sous-traitants, direct, dans un bassin d’emploi déjà meurtri par la crise, sur l’activité portuaire en forte chute et sur l’indépendance énergétique de la France.

Plus de profits à Djoubaïl !

Il n’y a là aucune justification industrielle ou financière autre que la volonté de délocaliser la raffinerie de Mardyck en Arabie Saoudite, au soleil de Djoubaïl, où se construit une raffinerie à la capacité trois fois plus importante (400 000 barils/jour contre 117 000) dans laquelle travailleront des salariés payés 5 ou 6 euros par jour ! Cela leur permet églement d’échapper à la législation européenne sur les quotas d’émission des gaz à effet de serre. Les actionnaires de Total regorgent d’argent mais ils en veulent encore plus ! Cela suffit ! C’est insupportable !

Ce qui se passe est symptomatique du mal qui ronge et détruit tout notre tissu industriel comme l’ensemble de l’économie : la recherche du profit maximal, quel qu’en soit le prix pour les salariés, les familles, les territoires et l’environnement.

Les dividendes contre les emplois

Il faut sortir de cette logique mortifère de rentabilité immédiate. Elle est incompatible avec des projets industriels à long terme et ne peut satisfaire les besoins économiques, écologiques et sociaux. Il faut avoir le courage de faire d’autres choix. Agir et voter, c’est ne pas se laisser faire.

PARMI NOS PROPOSITIONS :

> interdire les licenciements boursiers et les licenciements collectifs pour les entreprises qui délocalisent.

> réorienter les aides publiques vers les entreprises qui ont des projets de création d’emploi, d’investissements, de formation, de progrès écologique, d’augmentation des salaires et d’amélioration des conditions de travail.

> inciter les banques et les entreprises à investir en faveur du maintien et de la création d’emploi, notamment en créant un fonds régional pour l’emploi.

> rompre avec les logiques de mise en concurrence des États, des peuples et des salariés.

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