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Le Front de gauche veut faire de Lille « une ville moins chère »

Publié le 27 janvier 2014

La section de Lille du PCF présentait ses voeux aux militants le 11 janvier dernier, en présence de Fabien Roussel, secrétaire fédéral. Ci dessous, l’article de la Voix du Nord du 12/01/14.


Transformer Lille en « une ville moins chère ». Le Front de gauche a présenté ses vœux, ce samedi, à ses sympathisants et militants regroupés salle Karl-Marx. Lorsque le pouvoir d’achat refait campagne…

Du passé faisons table rase. Lorsque les membres du Front de gauche revisitent les classiques, la partition joue la note de l’émancipation. Avec la droite libérale, sans surprise, mais également avec une partie de la gauche, accusée par ses choix politiques de « générer du désarroi chez ses propres électeurs ».

Joseph Demeulemeester, 36 ans, secrétaire de section du PCF lillois, micro à la main, ne dit rien d’autre en présentant ses vœux. Face à un gouvernement « qui conduit une politique d’austérité », le chant révolutionnaire se fait même ironique en déclamant que 2013 est une année qui a vu la conquête de nouveaux droits : « de licencier plus facilement, de reculer l’âge de la retraite, de décider de la hausse de la TVA, l’impôt le plus inégalitaire ».

Eau, transports, loyers... moins chers

Alors, pour contrecarrer « ces effets désastreux », le Front de gauche va claironner un message simple durant ces municipales : « Nous voulons faire de Lille une ville moins chère. » Gratuité des transports « au moins pour les scolaires et les bénéficiaires du RSA – les tarifs de Transpole ont augmenté de 20 % en quatre ans – », premiers mètres cubes d’eau gratuits et tarifs progressifs, mise en place de régies municipales, gel des loyers… La notion de pouvoir d’achat revient dans la campagne comme un boomerang lancé depuis la présidentielle de 2007. L’euphorie du slogan a, depuis, laissé la place à une autre réalité. « Lille voit croître ses inégalités sociales. » Là où la droite s’inquiète du départ des classes moyennes, le Front de gauche enfonce le clou au bénéfice des classes populaires, pour peu qu’elles soient encore réceptives. « Le gouvernement n’y est pas. Cela produit la démobilisation des couches populaires. On déroule le tapis aux extrémismes les plus nauséabonds », poursuit Joseph Demeulemeester qui s’inscrit en recours.

Hugo Vandamme, 34 ans, tête de liste « L’Humain d’abord » à Lille, rebondit sur cette interpellation. « La gratuité n’est pas un concept injuste, elle favorise le droit à la mobilité pour tous. » Tout ne serait qu’une question de prisme. Espérant « un score à deux chiffres » lors des prochaines échéances électorales, Joseph Demeulemeester avoue que la stratégie du Front de gauche reste « à définir pour le second tour ». Derrière l’aveu, pointe un précédent historique. « L’union de la gauche ne peut se faire que sur des contenus exigeants. » Et de renvoyer à 1981 avec « la nationalisation des banques et la question des retraites à 60 ans ». Des thématiques étonnamment contemporaines. Preuve que du passé, il n’est pas si facile de faire table rase.

P.SEGHI

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