Des foyers asphyxiés
Les prix sur les produits alimentaires vont augmenter
jusqu’à 20% sur certaines étiquettes, le gaz a augmenté
de 60% depuis 2004, le prix du litre d’essence bat des
records, l’énergie a augmenté de 14% en 1 an... la liste
n’est malheureusement pas exhaustive. Les chiffres
concernant le logement sont alarmant. Près d’un tiers
des revenus des foyers français, à peine empochés,
partent chaque mois directement dans le paiement du
loyer et des charges. De 2,9 à 3,5 millions de femmes
et d’hommes vivent dans des logements indignes ou
sont sans-abris dénonce la Fondation Abbé-Pierre.
Pour une gauche efficace
Le PS a présenté son programme
pour 2012. Il y a dans ce projet des choses concrètes
plutôt positives mais le fond reste emprunt de la
logique libérale. Par exemple, le PS propose une
conférence salariale annuelle alors que l’urgence est la
hausse du SMIC et des salaires. Le CDI n’y est plus
affirmé comme la norme, seules quelques pénalités
aux entreprises qui abusent de la précarité sont
prévues.
Ce n’est pas ce projet qui nous fera abandonner l’idée
d’avoir un candidat Front de gauche à la présidentielle,
afin de proposer une véritable alternative.
Le PCF propose
– De reprendre le pouvoir sur l’argent. Il faut en finir
avec les 30 milliards d’exonérations de cotisations
sociales patronales et avec les exonérations fiscales. Il
faut taxer les revenus financiers des entreprises.
– De réévaluer l’ensemble des salaires, des
indemnisations du chômage et des retraites et les
indexer sur l’évolution du coût de la vie
– D’augmenter le SMIC à 1 600 euros bruts par mois
pour 35h
– D’augmenter les minimas sociaux fixés en référence
au SMIC
– De sortir le logement de l’emprise de la loi du marché
et de la spéculation en limitant le montant des loyers à
20% des revenus familiaux. D’interdire les expulsions
locatives de toute personne et famille en difficulté
économique et sociale. Nous interdirons toute coupure
d’eau et d’électricité et gaz.
– D’établir pleinement les 35 heures sans annualisation,
ni perte de salaire et avec les créations de postes
qu’elles impliquent notamment dans la fonction
publique.
– La titularisation des 800 000 précaires de la Fonction
publique
– De sécuriser les parcours de chacune et chacun dans
l’emploi et la formation avec continuité de revenu tout
au long de la vie.