"Ces salariés n’obtiennent pas de négociations et sont obligés d’utiliser des moyens que eux-mêmes regrettent pour obtenir des négociations, pour que les préfets se réveillent", a-t-elle regretté. "On condamne la violence, mais ce n’est pas de la violence quand vous essayez de vous battre pour obtenir des négociations".
"Quand vous êtes devant un mur, il y a du désespoir qui s’exprime. Ecoutez ces salariés de Continental, ils ont l’impression d’être devant un mur, devant la multinationale qui les dirige", a souligné Mme Buffet.
"Dans l’usine de Molex (Haute-Garonne), les voyous c’est la direction de l’usine qui a prévu la fermeture du site et a fait la production ailleurs", a accusé la députée de Seine-Saint-Denis. "On sait qu’il y a une note de PSA, le donneur d’ordres, qui était au courant de ça". Selon "L’Humanité" qui a eu connaissance d’un mail interne du constructeur automobile, une double production a été organisée dans l’usine d’équipement automobile pour "mieux fermer le site de Villemur-sur-Tarn".
Ce sont "des entreprises qui utilisent le prétexte de la crise" à cause de la "financiarisation", a accusé Marie-George Buffet.
De plus, "Nicolas Sarkozy ne fait rien, les plans de relance sont totalement inefficaces. Au bout d’un moment, il y a une explosion de colère", a martelé Mme Buffet, qui "refuse de lancer un appel au calme". La No1 du PCF a "appelé à une grande manifestation populaire et intergénérationnelle le 1er mai pour créer un rapport de force qui fasse que l’on maintienne l’emploi et qu’on maintienne les salaires".