Toutes ces dernières années, dès que la possibilité a été offerte aux
peuples européens de se prononcer sur le destin de l’Europe, ils ont dit
non, à partir de leur expérience, à ce que leur proposaient ses dirigeants
actuels. Va-t-on enfin en tirer les conséquences ?
Il n’y aura pas d’avenir pour l’Union européenne si on continue d’être
sourd aux exigences des peuples européens, si on persiste dans la même
voie qu’ils ne veulent plus suivre. La présidence française qui s’ouvre
dans quelques jours doit proposer d’arrêter le processus de ratification
et d’engager l’élaboration d’un nouveau traité fondateur de l’Union
européenne sur de tout autres bases et dans de tout autres formes, rompant
avec celles qui la conduisent de crise en crise. Il faut que ce travail
permette d’entendre enfin la voix des peuples, qu’il s’ouvre à la vie
réelle, à la participation active des citoyens européens. Le non irlandais
est porteur de la promesse d’un nouvel avenir pour l’Europe.
Engageons-nous dans cette voie.