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D’autres choix budgetaires sont possibles !

Nous refusons le discours dominant de l’austérité, qui voudrait que l’on comprime encore et toujours les dépenses publiques, alors que les entreprises et les classes supérieures continuent à bénéficier d’importantes baisses d’impôts.

Nos élus lutteront pied à pied contre les politiques d’austérité : Ils refuseront les augmentations de tarifs, les non – remplacements de départ à la retraite et les projets de privatisation des services publics locaux.

Nous savons qu’il est possible de financer des services publics de qualité !

Nous défendons :

  • Le retour en régie des services publics locaux (transports, eau,…), gage d’économies, Le rééquilibrage progressif des taux de taxe d’habitation (33,55% actuellement) et de taxe sur le foncier bâti (23,56%), afin d’alléger la fiscalité sur les locataires et les propriétaires occupants,
  • Le gel des tarifications pour les foyers nouvellement imposables,
  • La mise en place d’une taxe foncière au niveau métropolitain permettant de faire participer davantage la métropole au financement des équipements de centralité de la ville de Lille.

Le mandat qui s’achève laissera la ville de Lille dans une situation budgétaire précaire, marquée par :

  • La forte augmentation de l’endettement de la ville : l’encours de la dette est passé de 186 millions d’euros fin 2008 à 359 millions d’euros fin 2012.
  • La forte diminution de l’autofinancement de l’investissement.
  • Une dépendance accrue vis-à-vis des recettes du casino et des droits de mutation, en l’absence de décision fiscale durant le mandat.

La ville a beaucoup investi durant le mandat, notamment dans « l’attractivité ». La stratégie de la ville a largement reposé sur un développement par croissance externe, visant à accueillir de nouveaux habitants. Cette politique, faite d’équipements de prestige (casino, hôtels de luxe,..) et de nouveaux quartiers destinés aux catégories socio-professionnelles favorisées (Bois Habité, Euratechnologies), nous paraît avoir délaissé les habitants des quartiers populaires. Ce bilan, en demi-teinte, comporte également des réalisations positives, notamment s’agissant des équipements de proximité et culturels.

À l’issue du mandat qui s’achève la ville nous semble à la croisée des chemins : poursuivra-t-elle sa fuite en avant ou réorientera–t–elle ses choix vers un développement davantage centré sur le développement local et la sobriété ?

La ville et la métropole sont confrontées à la « double peine » :

  • D’un côté, l’État réduit leurs dotations (diminution de 1,5Md€ en 2014 et de 1,5Md€ supplémentaires en 2015) et leur impose de nouvelles dépenses (réforme des rythmes scolaires, emplois d’avenir),
  • De l’autre, la crise économique se traduit par la stagnation des recettes liées à l’activité (versement transport, droits de mutation) et l’augmentation des dépenses sociales.

La baisse des dotations intervient au moment où la ville a réduit ses marges de manœuvre financières. Dans ce contexte, nous ne serons pas de ceux qui opéreront des coupes dans les budgets de la ville et de la métropole.


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Refuser l’austérité

Il nous faudra lutter contre le discours dominant de l’austérité, qui voudrait que l’on comprime encore et toujours les dépenses publiques, alors même que :

  • Contrairement aux petites entreprises et aux artisans, les grands patrons et leurs actionnaires sont les grands gagnants des réformes successives de la taxe professionnelle,
  • Les ménages favorisés ont également massivement bénéficié de baisse d’impôts, notamment au travers des différents dispositifs de défiscalisation (de Robien, Duflot,…).

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