Keolis

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Les combines d’une multinationale

Publié le 19 janvier 2017

Nous reproduisons ici un article publié sur le site La cuisine des patrons concernant Keolis, dont l’opérateur Transpole est une filiale.


Avec une activité de service public et un actionnaire à 70% public par le biais de la SNCF, Keolis se devait de montrer l’exemple avec un objectif de service aux usagers et un strict équilibre des comptes.

Que nenni ! Précisons d’abord que 30% du capital de Keolis est détenu par un fonds de pension canadien exigeant une bonne rentabilité de son capital.

La taille du groupe, avec ses très nombreuses implantations en France, et à l’étranger constitue déjà un élément de complexité, mais ce sont surtout les relations financières entre les filiales et la maison mère qui posent question : les transferts de ressources empruntent des voies détournées, multiples…

Certaines filiales sont systématiquement déficitaires, comme celles de Lille ou Bordeaux, ce qui n’empêche nullement Kéolis de présenter sa candidature et de se féliciter du renouvellement de la délégation dans ces villes : esprit d’abnégation ou déficit artificiel ?

D’autres filiales seraient très largement bénéficiaires, si par un artifice juridique très astucieux, les excédents n’étaient prélevés « à la source » , ne laissant apparaître en final qu’un strict équilibre des comptes.

Mais les actionnaires, eux sont rassurés : la Holding qui ne vit que des facturations faites à ses filiales et des dividendes prélevés dégage des résultats conséquents permettant d’assurer un haut niveau de rentabilité du capital investi et de distribuer des dividendes très attractifs.

La générosité de ce groupe avec ses actionnaires est-elle compatible avec la gestion de service public car elle ponctionne les finances des collectivités locales ?

Lire l’article complet sur le site « La cuisine de patrons »

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