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Une mobilisation qui en appelle d’autres...

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Un millier de personne à Lille à l’appel du PCF et du Front de Gauche contre l’austérité et la vie chère

Publié le 27 novembre 2011

Alors que le coût de la vie est de plus en plus élevé, que 13,5% de la population française vit sous le seuil de pauvreté, Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon nous demandent de supporter de nouvelles mesures d’austérité pour financer une dette illégitime engendrée par la spéculation des marchés financiers :

Un milliers de manifestants se sont rassemblés dans les rues du centre de Lille ce samedi 26 novembre contre l’austérité, à l’appel du PCF et du front de Gauche, pour dénoncer le chantage des marchés financiers, et porter l’exigence de la hausse des salaires et du pouvoir d’achat populaire.

Cette mobilisation a permis de faire entendre d’autres solutions que celles qui demandent aux peuples d’Europe toujours plus de sacrifices, notamment en luttant efficacement contre la spéculation, en écho aux mobilisations des travailleurs grecs, ou encore des indignés de Madrid et de Wall Street,

Retrouvez ici des images de la manif (merci à Bruno pour les belles photos !), le reportage de France 3, et les articles parus dans la presse régionale.



Reportage France 3 Manifestation austerite... par PCF62

Les communistes défilent à Lens et Lille : « Pas à nous de payer la dette »

La voix du Nord, dimanche 27.11.2011,

« Ce n’est pas à nous de payer votre crise. » En réaction notamment au plan d’austérité de François Fillon, le PC et le Front de gauche avaient appelé à défiler hier à Lille et Lens. Un millier de manifestants (650 selon la police) a battu le pavé lillois, environ 300 le lensois. ...

Trois mots d’ordre, détaille Fabien Roussel, secrétaire fédéral Nord du PCF. L’actualité sociale : « L’État doit s’engager pour Sevelnord et recapitaliser SeaFrance. » Au coeur du défilé, aussi, « la vie chère ».

Le cortège a fait une halte devant le MEDEF avec des chariots remplis de nourriture. Symbolique. Pour dénoncer cette réalité décrite par Serge Havez, d’AC Contre le chômage : « Tous les jours, des gens viennent me voir pour avoir des bons de la Banque alimentaire car ils sont au-dessus des plafonds pour avoir accès aux Restos du coeur. » Pourquoi ? « Parce que la vie est chère, les gens n’arrivent plus à payer. Aujourd’hui, bon nombre de minimums vitaux se situent sous le seuil de pauvreté. Prenez l’allocation pour adultes handicapés. » « Destruction des acquis »

En préretraite, Michel Corbehem raconte comme le quotidien lui est difficile : « En me séparant de mon épouse, j’ai perdu l’allocation logement. Résultat, j’ai 528 euros de loyer, je touche 1028 euros, je paie 90 euros de mutuelle, 50 à 60 euros d’électricité et j’ai 250 euros de crédit à la consommation. Hier, je suis allé au supermarché avec deux bons alimentaires de 15 euros. Quarante-deux ans de travail, mon père m’a mis au boulot à 14 ans. J’ai 59 ans et je vis comme un minable. »

Autant de « sacrifices » injustement demandés au peuple, accuse le PCF. « Pas à nous de payer la dette », entend-on. D’autant qu’« elle a bon dos », tonne le sénateur Éric Bocquet. « C’est l’arme de destruction massive des acquis sociaux ! » Alors qu’il y aurait matière à faire autrement. Fabien Roussel énumère des propositions : taxation des « riches » et des revenus financiers, réforme profonde de l’Europe. Et pour convaincre, le PCF va organiser des débats citoyens. Le premier le 16 décembre, à Lille, avec Jacques Généreux, grand inspirateur du programme économique du Front de gauche. « D’autres solutions que l’austérité injuste et inefficace sont possibles ! »

« Nous ne paierons pas votre crise »

Nord Eclair, dimanche 27 novembre 2011

Ce sont les mots choisis par le Parti communiste français (PCF) et le Front de gauche pour exprimer leur colère face aux mesures d’austérité du gouvernement. Hier, plus de 1 000 personnes appelaient à un véritable changement de politique.

« Nous sommes les prochains » : Michel en est convaincu, après les Grecs, ce sera aux Français de payer les frais de la crise. Avec d’autres militants ou sympathisants, cet enseignant en lycée professionnel a participé à « la marche de la colère » organisée par le PCF et le Front de gauche. Mégaphone dans une main et drapeau rouge dans l’autre, ils ont dit leur refus de devoir payer pour une crise qui n’est pas la leur. Pour Fabien Roussel, secrétaire départemental du PCF, les mesures prises par le gouvernement sont injustes et inefficaces : « Il faut faire en sorte que les richesses créées aillent vers l’emploi et non dans la poche des actionnaires ». D’après lui, en 2010, ces derniers ont reçu près de 220 milliards d’euros. Dans le même temps, l’investissement dans les entreprises n’a été que de 175 milliards. L’organisation d’un cycle de débats citoyens au mois de décembre devrait permettre au PCF et au Front de gauche de présenter leurs propositions. La première rencontre se tiendra la 16 décembre à la MEP en présence de l’économiste Jacques Généreux. D’ici là, ce sont les sénateurs communistes qui se seront fait entendre au Palais du Luxembourg. Ils doivent en effet présenter une contre-proposition de budget cette semaine.

P. SOUDANNE

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