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un an après les bombardements, le blocus est toujours en place

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N’oublions pas Gaza

Publié le 4 janvier 2010

500 personnes manifestaient à Wazemmes le 27 décembre en solidarité avec les participants à la marche internationale de commémoration des raids sur Gaza.


En dépit de la forte mobilisation internationale, de nombreuses pressions ont été exercée pour empêcher cette manifestation. Les 15 marcheurs lillois qui souhaitaient se rendre à Gaza ont ainsi été bloqué au Caïre. Le secrétaire à l’international des Jeunes Communistes, Yann Leroy, membre de la section lilloise du PCF, a ainsi été expulsé d’Israël. Arrivé lundi 28 décembre à l’aéroport de Tel-Aviv, il a subi plusieurs interrogatoires et une fouille. Malgré l’intervention du consulat de France, il s’est vu réclamer la somme en liquide de mille euros « pour raisons de sécurité ». On lui a demandé d’ouvrir sa boîte mail, son répertoire de téléphone portable. Il a été photographié et ses empreintes digitales ont été prises. Avant d’être expulsé, il a passé la nuit dans une chambre éclairée en centre de rétention. En novembre 2008, il avait été fouillé et empêché d’embarquer à Roissy par les services de sécurité de la compagnie israélienne El Al.

Lire ci-dessous la tribune du député européen Patrick Le Hyaric : « La justice et la paix n’ont plus le temps d’attendre. »

Comment les chefs d’État des principaux pays de ce monde peuvent-ils continuer à fermer à ce point les yeux sur la tragédie que vivent les enfants et tous les habitants de Gaza un an après l’injustifiable agression guerrière israélienne ? Un carnage, et aucune sanction n’a été prise contre l’armée et le pouvoir israélien. Pourtant un important rapport du juge sud-africain M. Richard Goldstone a qualifié l’offensive militaire israélienne de « crime de guerre » voire de « crime contre l’humanité ». Depuis, les grands États et l’Union européenne n’ont rien fait. Ni demande d’explications, ni demande de réparations de la part de tous ceux qui ne cessent de se gargariser des mots de « démocratie » « et de « liberté ». Les Palestiniens de Gaza sont toujours cadenassés derrière des murs et cet insupportable blocus. Ils ne peuvent toujours pas reconstruire leurs maisons démolies, les services publics, les infrastructures civiles parce que l’entrée des matériaux de construction reste interdite. Près du quart de la population dort toujours dans la rue. Plus de 80 % d’entre elle dispose de moins de trois dollars pour vivre par jour. D’ailleurs, la population attend toujours les milliards de dollars d’aides promis lors de la conférence de Charm-el-Cheik. Cette diplomatie mondiale du cœur sec sème là-bas, chaque jour un peu plus, la désespérance et le malheur. Comment croire que cette population puisse tolérer de continuer à survivre ainsi sans se révolter ?

Rendre service à la paix, à la sécurité, à la justice dans la région passe non seulement par une condamnation claire de l’attitude du pouvoir israélien mais par de nouveaux actes politiques internationaux pour imposer la création d’un État pour le peuple palestinien de telle sorte qu’il puisse vivre en paix, en harmonie, en coopération aux côtés du peuple israélien. C’est urgent !

Ces jours derniers l’armée israélienne a encore assassiné de sang froid par tirs de missiles plusieurs Palestiniens au nord de la bande de Gaza et trois autres à Naplouse en Cisjordanie.

Un rapport des chefs de mission de l’Union européenne est accablant pour la stratégie israélienne dans la partie orientale de Jérusalem. La présidence suédoise du Conseil européen a fait adopter il y a quelques semaines un texte intéressant. Cette attitude est bien plus positive que celle de la présidence française de l’Union européenne qui s’apprêtait à « rehausser » les accords de coopération avec l’État d’Israël. Mais il faut maintenant des actes politiques et diplomatiques clairs : l’union européenne peut et doit éteindre l’accord d’association qui la lie à Israël tant que la colonisation se poursuit, tant qu’on détruit les maisons des Palestiniens à Jérusalem-Est, tant qu’on ne libère pas les prisonniers politiques, tant qu’on ne fait pas droit au retour de tous les réfugiés, tant que le mur de la honte et ces abominables points de passage resteront debout. Mr Obama doit passer des discours aux actes. Les autorités françaises doivent agir avec la même énergie pour obtenir la liberté pour le soldat Shalit et pour Salah Hamouri. Cette région du monde sera une poudrière tant que le droit du peuple palestinien ne sera pas respecté. Le temps presse ! Ceux qui se taisent se rendent complices d’une tragédie aux conséquences incalculables pour l’humanité toute entière. La justice et la paix n’ont plus le temps d’attendre. N’oublions pas Gaza !

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