Adapter la ville au rythme de vie de ses habitants

Le Front de Gauche défend une conception de la ville soucieuse de la cohésion sociale et des équilibres environnementaux. Il souhaite adapter la ville au rythme de vie de tous ses habitants, et non la façonner en fonction des besoins d’une minorité privilégiée.

Face à l’étalement urbain, le Front de Gauche propose de renforcer le caractère prescriptif des documents d’urbanisme.

Face à la voracité des promoteurs immobiliers et des publicitaires, il propose de libérer l’espace public de la publicité et de faire émerger un tiers secteur d’habitat coopératif. Il entend favoriser les liens sociaux et le bien vivre.

Le Front de Gauche souhaite garantir le droit à un cadre de vie de qualité dans tous les quartiers. Cela implique, par exemple, de gommer les « coupures urbaines » (couverture de l’autoroute A25 entre la porte d’Arras et la Porte de Douai) et d’aménager des espaces verts dans les quartiers populaires (Moulins, Lille sud, Faubourg de Béthune…).

Les décideurs ne lésinent pas sur les moyens pour faire scintiller l’image de marque de leur ville. En est-il de même pour la vie des Lillois ?

Étalement et fractures urbaines

L’étalement urbain (autrement dit, l’urbanisation des campagnes) s’accélère de manière préoccupante : entre 1999 et 2010, la surface du territoire urbain s’est accrue de 19% en France, passant de 100 000 à 119 000 km2 alors que la population n’augmentait que de 7%. Cette accélération de l’étalement urbain est liée au choix du « tout automobile », à la pression foncière, à la promotion du modèle de la maison individuelle encouragé par la fiscalité et le modèle culturel du « tous propriétaires ». Ce phénomène touche pleinement l’arrondissement de Lille.

L’espace péri-urbain fonctionne, pour une large part, comme un espace de relégation des classes moyennes et défavorisées (péri-urbain « subi »), chassées des métropoles par la spéculation immobilière. Toutefois, une part des ménages aisés réside également dans certains espaces périurbains dotés d’aménités « rurales » (péri-urbain « choisi » ). Ex : la Pévèle, les Weppes. Et la ville est également confrontée, en son sein, à des inégalités entre quartiers et à une spécialisation fonctionnelle trop marquée.

Ce modèle d’urbanisation inégalitaire entraine des déséquilibres sociaux et environnementaux :

  • Destruction de terres agricoles (80% des surfaces artificialisées durant la période 1992 à 2004 sont d’origine agricole),
  • Renchérissement des coûts d’investissement et de gestion des réseaux d’eau, d’électricité, routiers pour les collectivités,
  • Coût de chauffage des constructions (le coût de chauffage de maisons individuelles sans mitoyenneté est plus important que celui d’immeubles collectifs),
  • Coût du transport pour les ménages. En effet, les populations des banlieues sont également celles qui se déplacent le plus en voiture et sur les distances les plus longues [1].
  • Engorgement des autoroutes et des voies péri-urbaines

La ré-appropriation de la ville passe par une revalorisation des quartiers. L’objectif est de lutter contre un développement de la ville à 2 vitesses. De la même manière, la politique culturelle ne doit pas se réduire à la construction de quelques lieux « branchés » dans le centre-ville. Elle doit au contraire faire vivre les quartiers et ne peut se concevoir sans l’appui des associations locales..

Voir aussi la rubrique « Être écolo, maîtriser l’économie »

Notes :

[1D’après les données 2010 du Plan de Déplacements Urbains de Lille Métropole chaque habitant de Lille se déplaçait en moyenne sur 13,15km par jour tandis que les habitants des banlieues de Roubaix - Tourcoing parcouraient en moyenne 17,52km et ceux du reste de Lille Métropole, 21,56km.


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Libérer l’espace public de l’emprise de la publicité

Alors que les espaces d’expression libres manquent, les espaces publicitaires dominent le paysage urbain. Dans les différentes instances où il sont élus, les élus du Front de gauche se battent pour limiter leur présence dans l’espace public.

Faire émerger un tiers secteur d’habitat coopératif

Les projets d’habitat coopératif, qui permettent de faire participer la population à l’aménagement de la ville et peuvent comporter une dimension anti-spéculative, doivent être soutenus localement. Ces logements comportent souvent des espaces communs (lingerie, jardin, salle commune, etc.) et des activités (fêtes, travaux d’entretien, …) favorisant le lien social.

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Renforcer le caractère prescriptif des documents d'urbanisme

Le Front de Gauche propose de s’appuyer davantage sur les documents d’urbanisme (Plan Local d’Urbanisme, Schéma de Cohérence Territoriale, Plan Local de l’Habitat,…) et de renforcer leur aspect prescriptif afin de gérer de manière transversale et durable l’utilisation des sols.

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