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Des logiciels libres au service de technologies durables

Publié le 15 juin 2014

Dans le contexte cité ci-dessus, la ville de Lille dépense sans fin de nouvelles licences logicielles inutiles. Pourtant, d’autres solutions existent : de nombreux logiciels libres, développés par des personnes motivées par l’idée de partage, permettent d’effectuer les mêmes tâches.

Les communautés du libre, très active sur le territoire lillois sont singulièrement une démonstration originale de la pertinence et de la possibilité de formes de dépassement des rapports marchands.

Au-delà de l’économie budgétaire réalisée sur licences logicielles, l’utilisation de solutions libres par les services de la ville de Lille permettrait de rendre les parcs informatiques plus fiables (ces systèmes présentent une résistance plus importante aux virus informatiques), plus facile d’utilisation et parfois plus durables (des systèmes d’exploitations tels qu’Ubuntu sont beaucoup moins gourmands que Windows en ressources matérielles).

Ce dernier point est d’une importance capitale : contrairement aux idées reçues, l’empreinte écologique liée à l’utilisation des nouvelles technologies est élevée tant en terme de production que d’entretien et d’utilisation du matériel. Il est donc primordial pour une ville de la taille de Lille de s’assurer de la longévité des parcs informatiques. Le choix de matériels et les logiciels installés, mais aussi des pratiques telles que le réemploi informatique influent sur cette empreinte.

Propositions concrètes :

  • Promouvoir les logiciels libres.
  • Réaliser une étude concernant la conversion de certaines administrations et établissements scolaires pouvant adopter des logiciels libres.
  • Intégrer dans les clauses de marché public la prise en compte de l’obsolescence programmée du matériel informatique. Préférer les logiciels et systèmes peu gourmands en ressources matérielles.
  • Développer le réemploi des parcs informatiques dans ce secteur (comme dans les autres), le réemploi n’est encore qu’une pratique marginale. Alors que les réseaux, les compétences et les moyens existent, il est nécessaire de lancer des appels à projet, afin de financer ceux parmi leurs porteurs qui souhaitent, dans un cadre d’économie sociale, entreprendre dans cette filière.
  • Encourager la formation à l’utilisation de logiciels libres ( ces formations peuvent avoir lieu sous forme d’atelier dans les Espaces publics numériques, par ailleurs, les économies réalisées sur les licences de logiciels pourraient être utilisées pour former le personnel de la ville de Lille au logiciel libre).
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