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La sécurité des Lillois : une responsabilité collective

Publié le 16 juin 2014

Le débat actuel sur la sécurité tend à se focaliser sur le couple répression / prévention, et de plus en plus sur la seule répression. Le débat public occulte totalement sa dimension sociale. En effet, l’installation du chômage de masse et de la précarité généralisée dans la vie quotidienne ont entraîné une accentuation de la délinquance et des incivilités. Qui plus est, ce débat s’organise de manière sélective, en présentant les classes populaires comme les nouvelles « classes dangereuses » tout en garantissant l’impunité à la délinquance des riches (évasion et fraude fiscale).


Nous considérons que la délinquance et les incivilités appellent une réponse équilibrée, reposant sur la prévention, la répression et la résorption de l’insécurité sociale. Sur ce point, nous apportons des solutions concrètes, en recentrant l’action de la municipalité sur l’économie locale et la satisfaction des besoins fondamentaux des Lillois.

Localement, il convient de tirer le bilan (globalement négatif) de l’ère Sarkozy :

  • les effectifs de la police / gendarmerie ont fortement diminué, à Lille comme ailleurs,
  • les services de police ont été soumis à la « culture du résultat » et à ses effets pervers : cela les a amenés à recentrer leur action sur les « coups d’éclat » (patrouilles motorisées sur les grands axes, contrôles d’identité dans les transports en commun) au détriment du travail de proximité.

Nous constatons que les missions de la police nationale restent prisonnières de ces logiques. Des moyens supplémentaires ont certes été obtenus mais restent insuffisants. La municipalité doit agir pour obtenir d’autres effectifs supplémentaires et améliorer le dialogue entre polices nationales et municipales.

La municipalité doit également apporter une réponse globale aux problèmes de tranquillité publique se posant particulièrement à Lille : dépôts d’ordures sauvages, rodéos en quad ou motos, garages à ciel ouvert.

Nous proposons de mettre en place, dans les différents quartiers, des unités de tranquillité publique regroupant des médiateurs, des agents de police municipale, voire ponctuellement des agents en charge de la propreté publique. Des équipes mixtes seraient déployées dans les quartiers. Ce dispositif s’appuierait également sur des visites de quartier mensuelles regroupant des agents de ces unités ainsi que des habitants. Ces visites viseraient à identifier sur site les difficultés rencontrées par les habitants et à y apporter une solution globale : ramassage des ordures, installation de ralentisseurs sur les axes des rodéos nocturnes, médiation avec les bailleurs sociaux, ...

Nous refusons :

  • La concurrence entre les polices nationales et municipales : la police municipale n’a pas vocation à pallier au désengagement de l’État,
  • Le gaspillage de moyens financiers dans l’acquisition de matériels High-Tech pour surveiller les citoyens sachant que leur efficacité est très loin d’être démontrée.

Nous voulons :

  • Obtenir le rétablissement des effectifs de la police nationale à leur niveau de l’avant - Sarkozy et la réorientation de .leurs missions sur la proximité et le travail de terrain,
  • Mettre en place des unités de tranquillité publique, apportant une réponse globale aux difficultés rencontrées par les habitants,
  • Organiser les assises de la police municipale lilloise dans le but d’associer les policiers municipaux à la mise en œuvre de la politique de tranquillité publique de la municipalité,
  • Un débat public constant et médiatisé entre police nationale et municipalité portant sur les zones identifiées comme étant minées par la délinquance, l’action à y mener ( patrouilles régulières pouvant donner lieu à des repérages, des témoignages et une action répressive ciblée) et une évaluation par la consultation semestrielle des habitants sous forme de questionnaire.
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