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Des transports payants, pour quels profits ?

Publié le 1er janvier 2008

Dans la communauté urbaine de Lille, Transpole propose un éventail de tarifs adaptés au besoin de certaines catégories de la population. Pourtant cette tarification montre ses limites :


  • Elle divise les usagers en de nombreuses catégories d’abonnés (abonnement étudiant, chômeurs, séniors), mais nombreux sont les laissés pour compte : beaucoup d’étudiants n’ont pas les moyens de payer leur déplacement, il en va de même pour nombre de salariés ou de retraités précaires qui prennent le risque de frauder.
  • La politique de tarification de transpole encourage la répression. Les équipes de contrôleurs sont managées de façon à être rentables. Pour faire du chiffre, ils distribuent de multiples amendes pour des motifs pas toujours sérieux (Ainsi, avoir un vélo pliable dans le métro peut s’avérer frauduleux en fonction de l’heure et de l’humeur du contrôleur).
  • On l’oublie souvent, mais rendre le métro payant a un prix : s’affranchir des nombreux dispositifs de compostage et de distribution coûterait moins cher à la collectivité.
  • En dehors des problèmes financiers que cela engendre, s’abonner à transpole, c’est faire de multiples démarches (abonnement, constitution de dossier, achat de tickets, etc. ) dont on pourrait se passer.
  • Le prix du ticket Transpole sert en partie à payer les dividendes aux actionnaires de la société Kéolis (soit 42 millions d’euros pour l’année 2006).
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