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Une régie publique de l’eau pour la métropole Lilloise !

Publié le 23 janvier 2013

En 2015, la communauté urbaine de Lille doit choisir si elle renouvelle le contrat qui la lie avec la multinationale Lyonnaise des Eaux/Suez via la Société des Eaux du Nord, ou si elle opte pour une régie publique. Cette question ne doit pas rester un débat d’experts et de techniciens, elle est l’affaire de tous les usagers et des citoyens. Le PCF a choisi de mener campagne sur cette question sur la métropole lilloise.


Pourquoi une régie publique ?

-> L’eau n’est pas une marchandise : Elle doit rester un droit inaliénable et ne peut être gérée selon les règles du marché. -> Une exigence citoyenne : La gestion de l’eau doit faire l’objet d’une maîtrise publique et démocratique en toute transparence, et donc d’un contrôle par les citoyens -> Réduire les coûts pour l’usager : Là où l’eau est gérée par une régie publique, elle est moins chère. Le prix moyen de l’eau, calculé par l’Institut français de l’environnement (IFEN), s’établit à 2,19 euros le mètre cube en régie, contre 2,93 euros pour un opérateur privé. Soit 25 % moins cher. (source - Le Monde diplomatique novembre 2008). Cet argument justifie à lui seul le passage en régie publique. L’économie est d’autant plus importante que le système complet est public (production, distribution, épuration).

  • > Pourquoi pas à Lille ? Aujourd’hui, de grandes villes(Cherbourg, Paris, Brest, Rouen...) et d’autres plus petites sont revenues en régie publique. D’autres s’apprêtent à le faire. Pourquoi pas sur la métropole lilloise ?

Doit-on rester sous la coupe des « marchands d’eau » ?

Les « majors » de l’eau (Veolia, Lyonnaise des eaux/Suez…) fondent leur puissance sur la maîtrise du traitement et de la distribution ; ces monopoles fondés sur la vente de services aux collectivités (transport, énergie…) ont supprimé la concurrence, et maintiennent une grande opacité sur leur résultats de gestion. Elles exercent un travail d’influence énorme auprès des collectivités pour conserver une mainmise sur ce secteur en usant d’arguments pour le moins contestables :

Le privé plus compétent ? se faisant accorder des concessions très longues, les multinationales de l’eau récupèrent tout le savoir technique des collectivités, et jouissent d’une véritable rente de situation. Ces savoir-faire peuvent aisément être exercé par le service public, comme le montre l’expérience des agglomérations qui ont fait ce choix.

Le privé fiable sur le long terme ? A Lille métropole, un « surenrichissement abusif » du prestataire actuel a été constaté par la Cour Régionale des Comptes, lié aux manques d’investissements sur le réseau, avec une dégradation des conduits d’acheminement. Les fuites causées par ce mauvais entretien sont estimées à 20% du volume distribué, pertes que nous amortissons sur nos factures ! Les usagers sont ici floués deux fois, sur l’aspect financier et sur la santé publique (plomb, calcaire...)

Le privé moins cher pour la collectivité ? Nos factures d’eau couvrent les salaires des personnels et les charges, l’entretien et la rénovation du réseau, mais aussi les dividendes, bonus, et autres bonus versés aux actionnaires qu’une régie publique nous permettrait d’économiser !

L’eau, un bien commun D’une eau libre, saine et potable dépend l’avenir de la planète, elle doit être utilisée et préservée de façon durable. Nous voulons donc être attentifs aux pollutions et à l’utilisation de l’eau. L’eau est un bien commun de l’humanité, pas une marchandise. Chacun doit y avoir accès. Comme la Santé ou l’Education, l’Energie ou la Poste, ce service public doit exister sur tout le territoire national. Son prix doit permettre, à la fois, de garantir l’accès à tous, la qualité et la préservation de la ressource.

L’action des élus communistes

à la communauté urbaine de Lille En 2010, les élus communistes approuvaient dans une intervention d’Eric Bocquet, la demande de remboursement de 115 millions indûment perçus par la société des eaux du Nord au détriment des usagers et le principe de diminution du tarif facturé à la collectivité. Cependant, iles ont déploré que cet argent ne soit pas rendu aux usagers quand on sait que certaines familles de la Métropole consacrent 7 à 8 % de leurs ressources aux charges liées à l’eau. Aujourd’hui, les élus communistes soutiennent le retour à une régie publique.

Au parlement les sénateurs communistes ont proposé l’adoption d’une « allocation eau » sur le modèle de l’allocation de rentrée scolaire, ouvrant un nouveau droit social pour toutes les familles dont la charge d’eau dépasse 3% de leur ressource, permettant l’instauration d’une véritable péréquation nationale, de l’égalité de traitement pour tous les citoyens, une baisse immédiate de la facture d’eau et une véritable solidarité nationale assise aussi sur la contribution des entreprises de l’eau.

L’accès à l’eau : un droit fondamental – Le Front de Gauche propose

• Une gestion de l’eau publique et démocratisée en associant les usagers et en organisant le dabt public sur l’utilisation de ce bien commun. Les collectivités doivent pouvoir décider par exemple la gratuité des m3 nécessaires à la vie, ou encore des tarifs différenciés entre les ménages et les industriels. • Un grand service public de l’eau reposant sur une organisation décentralisée et contrôlée localement par les collectivités, les usagers et les salariés. • En finir avec les inégalités de tarifs avec un mécanisme de péréquation nationale pour permettre des tarifs d’accès égaux avec l’objectif que les dépenses d’eau par famille n’excèdent pas 3% de leurs ressources. • Sortir du modèle économique qui fait supporter aux usagers sur leur facture, l’essentiel des défis environnementaux et des investissements nécessaires à la distribution et au traitement de l’eau, par des nouvelles modalités de financement. Pour cela, nous créerons une filière publique des métiers et de la recherche sur l’eau et l’assainissement.

Ensemble exigeons sur la métropole lilloise
  • une régie publique de l’eau
  • la baisse du tarif aux usagers et les premiers m3 gratuits
  • des tarifs différenciés selon l’usage professionnel ou domestique
  • la participation et consultation des citoyens

Le PCF est membre du collectif eau : http://collectif59eau.blogspot.fr/ Membres du collectif : ATTAC Lille, Les Alternatifs, CGT LMCU, Collectif Antilibéral Lomme-Lambersart, coordination communiste, Eau secours, EELV, FASE, FSU, Gauche Unitaire, MNLE 59/62, NPA, Objecteurs de Croissance Lille, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Solidaires 59/62 et des citoyens...

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