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Les propositions du Front de gauche contre l’austérité

Publié le 23 janvier 2013

Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas aux attentes et au besoin de changement des Français. Adoption du traité budgétaire européen, cadeau de 20 milliards aux grands patrons, augmentation de la TVA, propositions sur la flexibilité... le gouvernement reproduit les recettes libérales qui conduisent d’autres pays européens dans le mur. Ces politiques échouent partout en Europe, elles échoueront de la même manière en France.

Pour sortir de la crise, il faut combattre les logiques financières et s’opposer aux politiques d’austérité qui en découlent. Le Front de gauche s’engage dans une campagne de plusieurs mois pour lutter contre tout esprit de résignation et démontrer qu’une alternative à gauche est possible.


Une réforme fiscale et bancaire pour dégager 
les moyens financiers pour l’emploi et investir

La réforme fiscale est faite, affirme le gouvernement ? Pour le Front de gauche, elle reste à faire, pour récupérer plus de cent milliards de marges de manœuvre pour relancer l’activité. Cela commence par la suppression des niches fiscales sur l’impôt sur les sociétés (80 milliards d’euros). Mais aussi par le rétablissement d’un impôt sur le revenu progressif, à 14 tranches, comme il existait en 1982, taxant jusqu’à 100 % la fraction des revenus dépassant 360 000 euros par an. Autre piste, l’alignement de l’impôt de tous les revenus du capital (particuliers et entreprises) sur celui du travail. Gain espéré : 20 milliards d’euros. Sans compter la suppression des exonérations de cotisations sociales (30 milliards par an). Mais cela ne suffira pas : pour «  libérer les finances publiques des griffes du marché financier  » (50 milliards d’intérêts annuels), le Front de gauche avance la nécessité d’un «  pôle financier public  », renforcé par la «  nationalisation de groupes bancaires  » privés, pour financer l’emploi, la formation, le logement et les services publics. Enfin, le Front de gauche se prononce pour un «  audit citoyen de la dette  » et la possibilité pour la BCE de financer un «  fonds de développement social et écologique  » européen.

Le relèvement des salaires et de nouveaux droits pour protéger les salariés des licenciements

A contrario de l’austérité salariale qui résulte de l’accord Medef-CFDT, le Front de gauche propose de «  développer le pouvoir d’achat et combattre la précarité  » et d’instaurer «  de nouveaux droits  » pour les salariés. Il maintient sa proposition d’un Smic à 1 700 euros brut et du relèvement des minima sociaux. À l’autre bout de l’échelle, il continue de prôner l’interdiction des rémunérations supérieures à 20 fois le salaire de base dans l’entreprise. Il propose de confirmer les 35 heures légales de travail hebdomadaire et de rétablir la retraite à 60 ans, de refaire du CDI la norme du contrat de travail en limitant à 5 % les CDD par entreprise.

Côté droits, outre le vote d’«  une loi d’interdiction des licenciements économiques dans les entreprises en bonne santé  », le Front de gauche propose un «  droit de veto suspensif  » sur les restructurations permettant l’examen «  des alternatives économiques possibles  », ainsi qu’un «  droit de préemption  » des salariés «  en cas de dépôt de bilan ou de délocalisation  ». Enfin, la «  sécurité sociale professionnelle  » permettrait d’assurer aux travailleurs privés d’emploi la continuité de leurs droits (rémunération, protection sociale, formation).

La transition écologique par un développement économique et social créateur d’emplois

L’entreprise de «  redressement productif  » peine à donner des résultats : le Front de gauche avance plusieurs propositions pour un «  développement économique, social et écologique créateur d’emplois  ». En premier lieu, il reprend et développe l’idée de «  nationalisations démocratiques  », prolongeant le débat engagé autour du cas d’ArcelorMittal. «  L’intervention de l’État est légitime  » dans les secteurs industriels, de l’énergie ou du crédit. Secundo, le Front de gauche propose d’entamer la «  transition énergétique et la réindustrialisation par la planification écologique  », en impulsant le développement des transports ferroviaire et maritime et la construction de 200 000 logements écologiques. Des «  commissions régionales et départementales  » rassembleraient employeurs, syndicats et élus pour mettre en place des interventions ciblées, sous forme de «  bonifications d’intérêts  » ou de «  garanties d’emprunts  » sur le crédit bancaire en faveur des projets favorables à l’emploi, la formation et l’environnement. Enfin, 70 000 postes seraient créés dans les services publics cette année, les précaires seraient titularisés, et le numerus clausus augmenté dans les professions médicales.

Un desserrement immédiat des «  contraintes  » des traités d’austérité pour changer l’Europe

La promesse d’agir pour la réorientation de la construction européenne a été abandonnée par le chef de l’État dans ses vœux aux Français, le 31 décembre. Le Front de gauche propose de reprendre sérieusement le chantier, en commençant par «  refuser d’appliquer le pacte budgétaire  » d’austérité, signé sans avoir été renégocié par François Hollande. Refus identique de «  la règle d’or  » budgétaire et des directives «  contraires à nos objectifs sociaux  ». À la place, le Front de gauche propose d’agir «  pour le réaménagement négocié des dettes publiques  », leur «  financement à taux réduit par les banques publiques  », et «  pour que la BCE puisse prêter directement aux États à taux faibles, voire nuls  », et pour «  une imposition minimale des entreprises pour empêcher le dumping social  ». Il propose enfin de «  se battre au niveau européen  » pour l’instauration d’un «  salaire minimum dans chaque pays  » et l’engagement d’«  un processus de convergence  » sociale «  vers le haut  », et pour la mise en place d’un «  visa social et écologique  » sur les échanges commerciaux en vue de favoriser les productions socialement équitables et écologiquement responsables.

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