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journée d’action pour les retraites


Une journée d’action pour les retraites aura lieu à Lille le 16 octobre à l’initiative des syndicats, à 14h30 Porte de Paris (metro mairie de Lille).

le 16 octobre sera une nouvelle opportunité pour avancer sur nos revendications et notamment sur les questions de pouvoir d’achat et de santé.

Au moment où le gouvernement renfloue les banques d’affaires, la mobilisation des retraités met en lumière la dégradation de leurs conditions de vie.

Cet appauvrissement ne date pas d’aujourd’hui. Sa racine se trouve dans les multiples plans et “réformes” de la droite pour réduire le niveau des pensions aussi bien dans le secteur privé que public. À ce rythme, d’ici une trentaine d’années, les retraites du régime général représenteront moins de 50% du dernier salaire d’activité. Tous les retraités du régime général de la Sécurité sociale ont, par exemple, perdu près de 20% de leur retraite depuis les décrets Balladur-Veil de 1993 indexant la revalorisation des prestations retraites sur l’indice des prix et non plus sur l’évolution du salaire moyen.

Ce recul de civilisation touche déjà de manière dramatique les plus fragiles d’entre nous : ceux qui n’ont pas de pension complète, victimes de la précarité du travail de ces dernières décennies.

De plus, notre pouvoir d’achat subit les coups de boutoir des augmentations des dépenses incompressibles telles les loyers, le chauffage, l’alimentation et surtout le coût des soins médicaux – forfaits et déremboursements – qui deviennent inabordables, au point qu’une enquête récente révèle un accroissement rapide du nombre des retraités qui renoncent à certains soins pourtant nécessaires.

Le président de la République, lors de sa campagne électorale, avait promis monts et merveilles pour les retraités ; il a fait illusion. Pour sa première année de mandat, la perte en pouvoir d’achat des pensions s’aggrave de 2%. Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale vient d’annoncer une revalorisation de la pension de réversion destinée aux veuves et veufs également inférieure au coût de la vie pour ces personnes vivant souvent seules.

Le “minimum contributif” évolue selon les situations personnelles entre 584,48 euros et 638,68 euros par mois. Qui peut vivre avec cela ? À toutes les demandes des salariés ou retraités, ce gouvernement n’a cessé de nous dire que les caisses étaient vides, alors que des centaines de milliards d’euros sont actuellement dilapidés et remis aux banquiers pour éponger les frasques spéculatives auxquelles ils se sont livrés.

Comme les communistes ne cessent de le répéter : l’argent existe donc !

Il est le fruit du travail des salariés et ne doit pas servir à préserver les privilèges des riches, des gros actionnaires. Il doit être consacré à des dépenses utiles et, en premier lieu, à répondre aux besoins des retraités, parmi les plus touchés par la politique sarkozienne. Un rapport de la Sécurité sociale vient d’indiquer qu’un point supplémentaire de revalorisation des pensions et retraites est égal à 1,25 milliard d’euros. Nous sommes donc très loin des sommes astronomiques accordées aux banques et aux rentiers.

Cet argent sera plus utile à notre économie et à sa croissance qu’a renflouer leurs portes feuilles.

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