refus de l’amnistie sociale, reculs sociaux...

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Gouvernement à la dérive... libérale !

Publié le 25 avril 2013

Le gouvernement vient de prendre la décision de ne pas voter la proposition de loi d’amnistie sociale présentée par le groupe des élus communistes / front de gauche. Cette décision tourne le dos au vote exprimé par une majorité de gauche au sénat le 27 février dernier, mais également vise à contenter des milieux patronaux revanchards, qui ont finalement assez peu de raisons de se plaindre des orientations prises.

Alors que des milliers d’hommes et de femmes, salarié-e-s et syndicalistes, en pointe dans le combat pour le maintien de l’emploi et la défense de l’appareil productif, ont pris tous les risques pour défendre l’intérêt commun contre Sarkozy, le gouvernement leur refuse tout soutien.

Rendez vous le 1er mai à 10h30 porte des postes à Lille et le 5 mai à Paris (bus au départ de Lille)


Un véritable coup de poignard dans le dos

Le refus de l’amnistie sociale est une véritable honte pour un gouvernement qui se prétend de gauche. Une attitude qui fait malheureusement suite à d’autres coups de poignard dans le dos intervenus depuis maintenant un an :

• le vote, en force à la suite d’une parodie de débat avec les sénateurs Front de gauche, de l’Accord National Interprofessionnel (ANI), coup très dur porté au monde des salariés

• le plan de 20 milliards de cadeaux fiscaux et d’aides pour les patrons sans aucune contrepartie

• la hausse de la TVA, impôt le plus injuste, prévue pour 2014

• l’adoption du traité européen de stabilité gravant les politiques austéritaires dans le marbre

• La poursuite d’une politique libérale

Disons-le tout net : toutes ces mesures réactionnaires auraient pu être adoptées en l’état par Nicolas Sarkozy ! Ne l’oublions pas : elles ne figuraient aucunement dans la liste des engagements du candidat Hollande. Les françaises et les français n’ont pas voté pour cela l’an dernier. Ils ont voté massivement pour le changement !

Or, si tous les voyants sont au rouge (chômage, pouvoir d’achat,...) et si le changement tant attendu n’a pas lieu, c’est qu’au fond, ce sont ces mêmes recettes économiques, et auxquelles plus personne ne croit, qui sont mise en œuvre.

La parole au peuple, dès le 1er Mai !

Il est clair que désormais, face à l’autisme gouvernemental, c’est au peuple d’exprimer fortement sa colère, mais surtout son désir d’alternative. Le parti communiste français appelle à un grand mouvement de soutien à la proposition de loi des parlementaires du front de gauche d’amnistie sociale des combattants de l’emploi et de la justice sociale, ainsi que celle d’interdiction des licenciements boursiers. Cette mobilisation doit venir renforcer les cortèges, qui le 1er mai, défileront dans tout le pays pour défendre les droits des travailleurs.

Le 5 mai, marchons pour une 6e République libérée de la finance !

Le 5 mai, de la Bastille à la Nation, la marche citoyenne à l’appel du Front de gauche doit être un moment fort de la mobilisation pour l’amnistie sociale.

Seule la mobilisation citoyenne et populaire peut contraindre le gouvernement à faire machine arrière !

Focus : Les syndicalistes de l’usine Goodyear d’Amiens subissent la répression syndicale du gouvernement.



Depuis le 23 avril dernier, 4 salariés du site menacé de fermeture ont été sont cités à comparaître devant le tribunal le 16 septembre. Mickaël Wamen, leader CGT de Goodyear, fustige « la répression syndicale du gouvernement ». Virgilio Motta da Silva, de SUD, estime quant à lui que la violence est mise sur le dos des salariés « On avait des comptes à régler avec Goodyear qui supprime 1 175 emplois, pas avec les forces de l’ordre. »

La colère des salariés est à mettre en contexte avec la violence des propos du PDG de Goodyear envers ses salariés. Nous reproduisons ci-dessous la lettre qu’il adressait au ministre du redressement productif le 8 fevrier dernier. Dans cette lettre le patron pourfendait les salariés de Goodyear, affirmant qu’il ne travaillait que 3h par jour.

En refusant d’amnistier les salariés, le gouvernement apporte son eau aux moulins des discours patronaux parfois haineux, et pourtant fustigés par le ministre Arnaud Montebourg il y a moins d’un mois.

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