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La gauche, c’est la retraite à 60 ans !

Publié le 20 juin 2013

Il y a peu, la France rendait hommage à Pierre Mauroy, ancien maire de Lille, qui fut le premier ministre de la retraite à 60 ans. La remise en cause de cette avancée sociale historique par le gouvernement Fillon en 2010, avait été dénoncée alors par toute la gauche. Ceux qui parlent aujourd’hui de travailler plus longtemps et de faire payer salariés et retraités ont la mémoire bien courte.

Alors que François Hollande vient de se prononcer en faveur d’un allongement de la durée de cotisation, nous refusons toute nouvelle régression. Les préconisations du rapport Moreau remis au gouvernement de Jean Marc Ayrault vont en effet dans un sens contraire à celui de la justice sociale :


• demander aux salariés de travailler plus longtemps, en aggravant la situation des jeunes en recherche d’emploi (27% des moins de trente ans dans le Nord pas de Calais), et en retardant leur entrée dans le monde du travail. A l’heure où il est de plus en plus difficile de retrouver un emploi pour les chômeurs de plus de 50 ans, l’allongement de la durée de cotisation réduira le nombre de ceux qui peuvent prétendre à une retraite à taux plein et alourdira le système de l’assurance chômage et des préretraites.

• évoquer un alignement de la durée de cotisation sur l’espérance de vie, en feignant d’ignorer que si on vit plus longtemps, c’est précisément parce qu’on travaille moins longtemps. Et pour exemple, rappelons que l’espérance de vie dans le Nord Pas de Calais est la plus faible de France, et que l’écart entre celle d’un cadre et d’un ouvrier est de 7ans.

• aller vers une diminution des pensions, que ce soit par le gel de l’indexation ou en taxant les retraités, à l’heure ou ils sont de plus en plus touchés par la précarité. Une baisse de leur pouvoir d’achat grèvera davantage les perspectives de relance économique.

L’urgence sociale qui grandit partout en France impose un changement de cap par rapport aux mesures envisagées : le droit à une retraite digne à 60 ans doit être réaffirmé.

Rappelons que la question des retraites ne peut être dissociée de la bataille pour l’emploi, et de celle des salaires, deux facteurs déterminants pour les cotisations sociales.

Nous demandons ensuite que soient explorées les pistes que la commission européenne prétend écarter de façon dogmatique du débat sur le financement des retraites par répartition, à savoir une réforme de l’assiette des cotisations patronales, une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et des banques aux mêmes taux de cotisations que les salaires

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