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S’approprier l’économie comme un outil au service de nos luttes

Publié le 5 mars 2009

Camarade,

Il n’est pas toujours évident de se retrouver dans tout le charabia économique. Et pourtant, rien n’est plus concret que ce domaine. Il est au coeur de tous les grands débats : emploi et formation, salaires, pouvoir d’achat... Par ce cycle de formation, nous avons voulu permettre aux militants qui le souhaitent de se retrouver autour de différents intervenants pour d’une part, mieux comprendre les mécanismes qui régissent nos économies modernes, et d’autre part, maitriser davantage les propositions et analyses des économistes du PCF.


Au rythme d’une journée par mois (déjà quatre dates sont fixées). Les deux prochaines journées seront basées sur l’Europe, en vue de préparer la campagne pour les futures élections. La quatrième, elle, portera essentiellement sur le capitalisme. D’autres outils sont en cours de réalisation, notamment des brochures-argumen-taires sur l’emploi, les cotisations sociales..., un site internet comprenant des résumés de livre, une bibliothéque,... Bien sûr, toute aide est bienvenue.

Le collectif de formation lillois

Samedi 7 Mars 2009 Espace Marx Hellemmes

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Comprendre le capitalisme (et sa crise) pour le dépasser

Intervention de Alain Morin,économiste, rédacteur en chef d’Economie et Politique économiste

Dans la démarche révolutionnaire marxiste : triple préoccupation pour élaborer nos proposi-tions et nos batailles politiques :Partir des luttes de terrains, des idées et des aspirations ainsi que des prises de conscience des enjeux de classes ou de leurs reculs, des contradictions dans les têtes, d’une part,Et, d’autre part, s’appuyer aussi sur des analyses de ce que l’on appelle le mouvement du capital, c’est-à-dire comment le capitalisme fonctionne et cherche en permanence à s’adapter aussi bien : - à la nouvelle donne technologique - qu’aux luttes sociales qui sont les 2 éléments qui bousculent, aggravent ses contradictions et qui poussent le capital à tenter de se reformer quitte à aggraver plus encore ses contradictions.

Seconde Partie Sortir de la crise des propositions concrètes.

Intervention de Denis Durand, Economiste, Secrétaire général de la CGT Banque de France et membre du Conseil économique et social (CES )

Ce qui fait monter l’exigence de son dépassement, ( Dépassement qui passe par l’abolition des maux qu’il engendre, en premier lieu mais cela, en conservant et en développant les avancées du capitalisme par rapport aux sociétés antérieures. Il s’agir d’abolir le capitalisme, en s’attaquant à son coeur : le marché capitaliste du travail qui est la création du capitalisme, mais aussi aux autres marchés pour les maîtriser (argent, produits) ). Mais, tout cela sans revenir en arrière. Mais cette analyse ne vise pas d’abord à nourrir des colloques, mais à confronter en permanence :

  • l’approche théorique
  • et celle du terrain pour modifier tant les analyses que les pratiques politiques de terrain pour les rendre plus efficaces. D’où le besoin d’un va et vient permanent entre le travail de terrain avec ses avancées et ses obstacles et le travail d’analyse du capitalisme et de ses contradictions. On va donc parler de l’analyse actuelle du capitalisme à partir des réalités d’aujourd’hui, en s’inspirant de la démarche de Marx, mais une analyse prenant aussi en compte l’impact des luttes et aussi des avancées sociales et politiques de l’histoire, notamment de la libération. La crise est née dans un compartiment particulier du système financier (les crédits immobiliers aux ménages américains) mais elle résulte de l’énorme accumulation de capital financier organisée par les politiques menées depuis trente ans. Sa violence révèle que c’est le système capitaliste lui-même qui est en crise : sur le marché des biens et des services avec son incapacité à répondre à la révolution écologique et à la révolution informationnelle ; sur le marché du travail avec la montée du besoin d’éradiquer le chômage en construisant progressivement les conditions économiques, juridiques, politiques d’une sécurité d’emploi et de formation ; sur le marché de la monnaie et sur le marché international. En effet, on ne sortira pas de la crise sans la conquête de nouveaux pouvoirs des travailleurs et des citoyens sur l’argent, pour mettre le crédit au service des investissements favorables à l’emploi, à la formation et à la croissance réelle. Cela n’est possible que si on lutte pour construire simultanément des rapports des forces « du local au mondial » : luttes pour d’autres critères de gestion et de financement dans les entreprises, appuyées sur des fonds régionaux pour l’emploi et la formation, sur un pôle financier public ouvert aux pouvoirs des citoyens et des salariés, sur une politique monétaire au niveau européen, et sur une réforme des institutions financières internationales, avec une monnaie commune au service du codéveloppement de tous les habitants de la planète.Ces enjeux devraient être au centre de la campagne des élections européennes.

Troisième Partie Pour aller plus loin

Le théâtre de Berthold Brecht

L’opéra de Lille mettant à l’honneur un opéra de Brecht début avril, nous avons saisi l’occasion de vous présenter l’auteur, dramaturge, metteur en scène, poète et militant communiste qu‘était Berthold Brecht (Augsbourg - 1898, Berlin-Est - 1956).Cet allemand a très tôt choisi de dédier sa vie à son engagement politique. Marqué par la 1re Guerre Mondiale à laquelle il a dû participer, par la misère qui règne en Allemagne dans les années trente, il écrit. Il écrit des pièces de théâtres et des poèmes surtout. Des longues pièces fleuves de 6 heures aux courtes pièces d’un acte, il veut éveiller la conscience populaire. La lutte des classes est pour lui une réalité qu’il met en scène. Les paysans, domestiques, et autres prolétaires non idéalisés sont les héros de ses pièces, qu’il veut accessibles.Mais le but de Brecht n’est pas de dénoncer uniquement, afin de plaire à un public déjà acquis à sa cause. Brecht voudrait ouvrir les yeux aux premières victimes du système capitaliste à travers la mise en scène de leur propre vie. Il veut des spectateurs actifs. Pour cela, il va inventer tout un système de nouveaux codes, de nouveaux rapports au théâtre qui vont amener le spectateur à exercer sans cesse un regard critique sur ce à quoi il est en train d’assister. C’est le fameux effet de distanciation qui va révolutionner l’art théâtral.Après avoir dû fuir l’Allemagne nazie, le communiste fera le choix, lors de la mise en place de la RDA, de venir s’y installer pour participer à la construction d’un Etat dont il a toujours rêvé. Très vite, il sera déçu par le manque de liberté dont souffre la pensée. Il restera néanmoins jusqu’au bout fidèle au communisme et à ce pays, partant du principe que tout système est perfectible.

A lire :- L’économie française en 10 Leçons, Nasser Mansouri-Guiliani, Les Editions de l’Atelier 1999- Un autre crédit est possible, Denis Durand, Le temps des Cerises Espere 2005- Des clés pour comprendre, rubrique de Pierre Ivorra dans l’HumanitéSur le web :- Site de la revue Economie et Politique : www.economie-politique.org- La pensée alternative en économie aujourd’hui sur le site de la fondation Gabriel Péri : www.gabrielperi.fr/spip.php?page=rubrique&id_rubrique=189- Des moyens financiers pour changer sur le site du PCF : www.pcf.fr/spip.php?rubrique42- Rubrique Economie sur le site d’Attac : www.france.attac.org/spip.php?rubrique44

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