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Atelier n°1

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Le bilan

Publié le 7 juillet 2008

Les délégués de section ont lors de l’assemblée extraordinaire réaffirmé l’actualité du communisme comme « visée et comme projet de notre temps », « leur attachement au PCF. » Ils ont aussi exprimé leur exigence « d’un bilan critique, constructif et créatif de la période passée ».


Sommaire

* Le communisme * La stratégie * Le parti

Ce retour sur nous même peut se structurer sur trois thèmes principaux sans exclure d’autres aspects : le projet communiste, l’évolution de notre stratégie, le fonctionnement du Parti, ses modes d’organisation et donc ses statuts.

La relecture de nos textes de congrès s’avère très utile parce que sur chacun de ces aspects nous avons produit des réflexions, arrêté des orientations et pris des décisions. Quelle évaluation faire de ce travail ? S’agit-il d’en améliorer la mise en œuvre ? D’aller plus loin dans la même direction ? Une réorientation radicale est-elle nécessaire ? Si oui, dans quel sens et avec quels contenus ?

Le communisme

Le thème du projet communiste apparaît dans nos textes après l’implosion de l’Union Soviétique. Dans la période précédente, nous avons exprimé la critique du « socialisme réel » et tenté de nous démarquer de la conception du socialisme qui prévalait dans les pays dits communistes en affirmant notre identité au travers notamment du « socialisme aux couleurs de la France ». Nous avons condamné le stalinisme. Mais tout cela s’est fait progressivement, tardivement. Dès la disparition des sociétés socialistes de l’Est, le capitalisme a intensifié sa guerre idéologique pour imposer ses vues au monde et cherché à accréditer sa thèse de « la fin de l’histoire ». A-t-on bien mesuré toute l’ampleur des conséquences de ces évolutions dans notre propre réflexion et fonctionnement ?.

Dans la période qualifiée de « mutation », qui n’a pas été exempte de profondes critiques, s’est engagé le processus visant à écrire une « nouvelle page du communisme » : celui du XXIe siècle. Dans nos textes de congrès nous nous efforçons d’actualiser notre ambition transformatrice en l’inscrivant dans une perspective, une visée communiste moderne. Nous cherchons à opérer au fil du temps un distinguo entre visée communiste (notre contribution au débat de conception de société que nous mettons à disposition de notre peuple et de la force communiste) et projet du PCF (des orientations politiques, des axes d’actions pour l’immédiat).

Notre dernier congrès, dans le prolongement des précédents, a approfondi notre thèse sur la crise systémique du capitalisme, ses gâchis à l’échelle de la planète. Nous avons confirmé les potentialités humaines et technologiques que recèle notre époque pour bâtir des alternatives au capitalisme financier mondialisé, agir pour la transformation sociale et pour une autre civilisation. C’est à partir de la société capitaliste telle qu’elle est et des contradictions qu’elle génère que nous démontrons le besoin de communisme.

Le communisme est le partage et la maîtrise sociale des richesses, des savoirs et des pouvoirs. Moteur de conquêtes sociales, le communisme porte en lui un féminisme, une écologie, un pacifisme, des luttes anti-discriminations et inscrit en son coeur la laïcité. Le communisme comme visée et stratégie fait du monde et de l’humanité son horizon, cela nous conduit à repenser notre internationalisme.

Notre objectif reste le même : une société sans classe libérée de toutes les dominations. Pour cela nous agissons pour une véritable appropriation sociale des conditions du développement humain, à travers l’autogestion par les travailleurs, les salariés et l’auto-adminsitration par les citoyens.

La démocratie façonne et structure notre démarche : les remises en cause du capitalisme seront le fruit d’un processus conscient et majoritaire dont les formes ne peuvent pas être définies à l’avance.

Nous avons donc beaucoup travaillé. Toutefois, malgré nos efforts de conceptualisation, nous ne parvenons pas à changer la perception, les représentations mentales sur le communisme que nous proposons. Nous restons dans l’opinion collés à l’ancien. Pourquoi ?

Est-ce parce que nous n’avons pas assez poursuivi, approfondi et enrichi notre réflexion au-delà des périodes de congrès ?. Avons-nous fait connaître publiquement l’actualité de nos concepts, pour les faire vivre de convergences et de confrontations en lien avec l’actualité ? Cette recherche de créativité en mouvement s’inscrit-elle suffisamment dans l’activité des communistes et de leurs directions pour en faire le bien commun de tous, par exemple, en développant la formation ?.

Où en sommes-nous vraiment ? Est-ce la matrice d’origine ( celle 1920 ) dont nos concepts restent fondamentalement imprégnés qui en est la cause ? Et en a-t-on fini de la conception idéalisée du communisme au détriment d’une approche qui le fasse vivre dans les réalités d’aujourd’hui ?.

Est-ce le fait d’une conception encore trop défensive du communisme, principalement marquée par le souci de dire ce qu’il ne doit pas être, alors qu’il s’agit d’être offensif, de proposer un chemin mobilisateur pour l’avenir, celui d’un communisme de liberté ?.

Avons-nous vraiment pris en compte, l’actualité accrue du défi de dépassement du capitalisme qui résulte, dans leur cohérence, des implications du caractère systémique de la crise du capitalisme, lié à la révolution informationnelle ?.

Notre conception du dépassement du capitalisme n’a-t-elle pas été limitée à celle d’un processus au détriment de la conception marxiste d’un dépassement révolutionnaire qui permette d’abolir le capitalisme ?. Un processus constitué de ruptures perceptibles qui marquent des avancées réelles de transformations sociales.

Ne faut-il pas développer en notre sein un espace permanent de mise en synergie des avancées et des travaux théoriques, ouvert à tous les communistes et à la réflexion avec d’autres, sur les évolutions du capitalisme, les mutations sociétales et sociologiques pour ainsi enrichir notre approche du communisme ?

De tout cela nous avons besoin encore et toujours de débattre parce que le communisme sur lequel nous travaillons ne correspond à aucune des expériences qui s’en sont réclamées ou s’en réclament aujourd’hui. Nous avons une réelle capacité de production elle pourrait servir l’ambition de la rédaction d’un manifeste de notre époque.

La stratégie

Nos efforts de renouvellement de la stratégie du Parti pour autant qu’ils aient été multiples ne nous ont pas permis de retrouver dans la vie politique française la place et l’influence que nous occupions de la Libération jusqu’à l’action en faveur d’un programme commun de gouvernement, c’est-à-dire un score électoral au-dessus de 20%. Depuis, et malgré différentes stratégies, nous ne sommes pas parvenus pas à enrayer un déclin électoral et une érosion militante. Pourquoi ?.

Avons-nous affirmé, suffisamment à chaque période, notre autonomie de pensée et d’action, dans les différentes formes de rassemblement que nous avons initiées ces dernières décennies : programme commun, gauche plurielle et rassemblement antilibéral ?.

Manquons-nous de persévérance dans nos objectifs et nos décisions ? Sont-ils en phase avec les attentes et les aspirations de nos concitoyens ?. Avec les bouleversements du monde contemporain ?. Nous heurtons-nous au scepticisme des citoyens voire de nos militants quant à la possibilité de changer le monde et à la contribution que nous pourrions apporter à sa transformation progressiste ?. Faut-il y voir un effet d’une crise plus profonde et plus étendue qui concerne le communisme en général et plus largement la gauche ?.

Est-ce lié à une sous-estimation de la crise du système capitaliste, et du niveau de la bataille pour une transformation radicale ?. N’avons-nous pas sous estimé le besoin, pour un large rassemblement transformateur de l’action d’un PCF faisant grandir l’exigence de cohérence entre objectifs sociaux, nouveaux pouvoirs et nouveaux moyens financiers ?. Avec qui et comment un tel rassemblement peut-il se bâtir ?. Comment ne pas remarquer que, partout en Europe, berceau du socialisme, les partis sociaux démocrates, et de gauche, dans leurs diversités, sont traversés par des crises. Cependant, des expériences sont tentées (Allemagne, Grèce) qui semblent rencontrer une certaine adhésion populaire quand d’autres continuent d’échouer (Italie). Il nous faut donc confronter notre propre expérience à celle des autres en lien avec notre propre réalité. Il n’y a pas de modèle, pour autant n’y a t’il pas matière à réflexion ?

Nos démarches stratégiques pour devenir influentes, voire majoritaires, demandent tout à la fois une crédibilité, une créativité, une modernité, une lisibilité sur la question centrale du contenu d’une transformation radicale de la société ainsi que des forces politiques pour porter un tel projet.

Nous entretenons souvent une confusion entre rassemblement, union et alliance. Notre volonté de parvenir à concrétiser de véritables changements dans la vie quotidienne de nos concitoyens nous conduit à ne concevoir la conclusion d’alliances minimales que sur la base de projets restreints qui améliorent leur vie. N’avons-nous pas tendance à penser que cela suffit à faire vivre toute notre politique ?. Nous avons toujours cherché à participer à des majorités afin de rendre possible toute amélioration à plus de justice, de liberté et d’égalité. Pouvons-nous dès lors décliner, sans examen et sans regard critique de nos participations passées au gouvernement, toute participation au pouvoir avec d’autres forces de gauche si le projet énoncé, démocratiquement élaboré, sert le progrès humain ?. Autrement dit pouvons-nous nous contenter d’une posture uniquement contestataire dans un espace déjà pris ?

Comment contrecarrer une évolution européenne vers un bipartisme à l’anglo-saxonne qui ferme la porte à la transformation progressiste de la société et qu’accélère l’évolution des institutions et des modes de scrutins ?

Le rassemblement antilibéral

La dernière période, celle du « Rassemblement antilibéral », en privilégiant un rassemblement avec les forces et les citoyens qui s’étaient rassemblés pour le « NON » au référendum, visait à sortir la gauche des ornières du social libéralisme.

N’avons-nous pas été perçus, par les uns, comme compromettant un rassemblement plus large capable de battre la droite et, par les autres, comme animés de la volonté d’avoir la maîtrise d’un mouvement que nous concevions à notre seul bénéfice ?. Avons-nous commis une erreur en renonçant, après le référendum, à la nécessité d’une candidature communiste à l’élection présidentielle ? N’était-ce pas le seul moyen de promouvoir, au 1er tour, les grands axes d’un projet transformateur ; ce qui est indispensable pour construire un large rassemblement et des alliances au contenu de haut niveau ?Enfin au regard de nos résultats électoraux, avons-nous eu raison de présenter finalement une candidature du PCF à cette élection présidentielle ?

Le choix de notre dernier congrès de mettre à disposition du « Rassemblement antilibéral » une candidature communiste pour l’élection présidentielle et des candidats communistes parmi d’autres aux élections législatives, n’a-t-il pas conforté les préventions des premiers comme des seconds ?. Nous devons tirer les enseignements de ce nouvel échec. Outre le possible contresens politique sur la portée politique du « non », un des principaux enseignements n’est-il pas à rechercher dans le caractère peu populaire et peu citoyen d’un processus qui a certes permis de co-élaborer un projet/programme sans jamais pourtant atteindre l’élargissement escompté ? Avons nous fait tout ce qui était possible pour sauvegarder l’unité antilibérale ?

N’avons-nous pas opposé la recherche du rassemblement à l’autonomie du PCF nécessaire pour un rassemblement transformateur ?. Malgré l’échec : n’avons nous pas expérimenté à l’intérieur de ces rassemblements, une nouvelle fonction communiste, utile et souvent appréciée ?

Le parti

Les revers électoraux successifs, l’érosion de nos forces organisées, et la difficulté persistante à faire vivre nos structures ces 25 dernières années, ont conduit, en lien avec les renouvellements théoriques et stratégiques, à des modifications de l’organisation et du fonctionnement du Parti, et à un débat, lors de nos récents congrès, sur l’existence même du PCF ( sa conception, son nom …).

Quel bilan depuis 1994 ?

A partir de 1994 nous avons affirmé l’objectif de mettre en correspondance la société que nous voulons, notre conception de la transformation révolutionnaire et l’organisation. Du parti de nouveau type (28e congrès) qui met en avant le rôle primordial de chaque adhérent, au 30e congrès qui propose un nouveau parti communiste pour le 21e siècle, il s’agit de mettre « la structure au service des adhérents. ». De mettre l’accent sur une nouvelle conception du travail de direction « poussant à favoriser, une construction, une élaboration dans et par le débat avec tous les communistes. » Cela a-t-il permis la démocratisation effective de nos décisions et de notre fonctionnement pour une plus grande efficacité de notre action ?. N’y a-t-il pas, encore, à tous les échelons, une trop grande concentration du fonctionnement du Parti ? Quelle a été la nature des obstacles auxquels nous avons été confrontés ?

Le manque de formation politique et théorique est reconnu. Comment relancer un dispositif adapté aux besoins des militants de notre époque ? Comment faire pour que l’expérience acquise par nos élus soit mieux mise au service de tous ?

Nous avons confirmé lors de notre dernier congrès une forme d’organisation qui conjugue l’implantation territoriale et la mise en réseau des adhérents, afin de favoriser une intervention communiste sur toutes les questions que la vie sociale fait surgir. Y sommes-nous vraiment parvenus ? Que devrions-nous améliorer ?

N’a-t-on pas sous-estimé le besoin de transformation du PCF, de ré-organisation pour l’action transformatrice ? N’a-t-on pas fait primer la conception d’un parti privilégiant l’action institutionnelle et la recherche d’alliances électoralistes ?. Le bilan critique des transformations organisationnelles menées lors des derniers congrès doit être mené à terme à l’occasion du 34e congrès.

Le PCF et ses formes d’organisation

L’assemblée extraordinaire propose de procéder aux indispensables ruptures pour construire dans les conditions d’aujourd’hui une nouvelle cohérence de notre combat … et de travailler aux transformations profondes de notre organisation et de son fonctionnement…Le débat sur cet enjeu est large, recouvre plusieurs domaines et approches.

Les ruptures à produire doivent servir l’ambition d’un grand parti communiste, populaire et révolutionnaire. Elles doivent être à la hauteur des défis d’un fonctionnement démocratique favorisant la créativité, horizontale et verticale, à tous les échelons, permettant l’engagement individuel et collectif, dans l’unité de ses adhérents. Ne faut-il accentuer nos efforts pour mieux répondre aux besoins d’actions, d’élaboration politique et de rassemblement ? Mieux conjuguer ouverture, vie militante et démocratie renouvelée pour rechercher l’adéquation entre notre conception du militantisme et la place de l’intervention populaire dans notre projet ?

Dans ce débat des camarades pensent que les hésitations, les piétinements depuis 15 ans montrent l’urgence de rompre avec ce que fut la matrice initiale de notre organisation. Sur cette base, différentes propositions sont formulées pour participer à des processus permettant d’ouvrir le chantier de la refondation du communisme, de son organisation et de celle de la gauche : création d’une nouvelle force politique à référence communiste ou création d’une nouvelle formation à la gauche du PS qui ne fait pas de la référence au communisme un préalable.

Des camarades s’opposent à toute forme de dilution du PCF et de son autonomie, et veulent une profonde novation de l’organisation, une transformation démocratique du PCF pour l’action révolutionnaire rassembleuse indispensable à la refondation de toute la gauche. Des camarades considèrent le retour aux « fondamentaux » comme essentiel au développement du Parti.

L’objectif essentiel de notre organisation pour transformer radicalement la société et dépasser le capitalisme est de favoriser le rassemblement, l’intervention populaire et la participation à la décision politique. Pour cela ne faut-il pas nous extraire complètement d’une culture de rassemblement autour du parti ?. Ou faut-il concevoir une forme d’organisation du Parti adaptée aux exigences de rassemblement transformateur dans l’action ?.

Beaucoup d’autres idées s’expriment dans le débat. Toutes doivent être discutées.

La force communiste

Nous avons engagé une réflexion depuis quelques années sur la force communiste que nous identifions à des femmes et des hommes, organisés ou non dans des formations politiques qui se reconnaissent dans l’idée communiste ou dans une perspective de dépassement du capitalisme. Nous avons décidé au 32e congrès et l’avons confirmé au dernier de promouvoir localement des espaces de travail permanents réunissant des personnes qu’elles soient ou non-membres du PCF pour « créer les conditions d’un apport créatif à son travail et sur son devenir ». Quelle évaluation faire de ces décisions ; des limites qu’elles ont rencontrées comme des avancées qu’elles ont permises ?. L’impulsion du travail de direction sur cette question a t-il été satisfaisant ?. Pour des camarades la notion de « force communiste » a été détournée de son intention première - celle de l’ouverture - et utilisée dans la perspective de création d’une nouvelle force politique avec des composantes issues d’autres partis.

Nos règles de vie

En 1994 nous avons décidé, avec l’abandon du centralisme démocratique, de reconnaître les diversités et de les considérer comme une richesse. Aujourd’hui cette diversité représentative d’options qui existent de fait dans le débat communiste vit et s’expriment sans aucune règle. Les délégués à l’assemblée générale ne remettent pas en cause l’existence de cette diversité, mais ils souhaitent aussi des règles qui assurent l’efficacité des décisions prises. Comment conjuguer l’organisation du pluralisme dans le parti et l’efficacité que seul le respect de la règle majoritaire permet d’assurer ?. Le débat sur « l’organisation ou pas des tendances » doit être ouvert en toute sérénité. Le mouvement communiste à un moment de son histoire a décidé de renoncer aux tendances et cette règle est devenue intangible à tous les partis communistes. Doit-on considérer que 90 ans plus tard il n’y a rien à revisiter de ce coté ?

Les directions

La direction du Parti est critiquée. Est-elle suffisamment représentative des militants et de ce qu’ils pensent ? Sa conception qui résulte des modifications récentes de statuts est-elle bonne ?

L’élection directe du ou de la secrétaire nationale par le Congrès a -t-elle amélioré le fonctionnement démocratique du Parti ou poussé à une concentration du pouvoir ?. Ne faut-il pas rechercher un système de direction plus collective avec de nouveaux pouvoirs de contrôle et d’intervention des adhérents ?

Que faut-il mettre en œuvre pour que le conseil national soit réellement un lieu d’élaboration de la politique du parti ? Pour qu’il soit effectivement la direction du Parti ? Pour certains, notre difficulté à aller dans ce sens provient du fait que le conseil national serait trop pléthorique, pour d’autres le nombre n’est pas la question, le problème vient de la définition de la mission qui lui est assignée. La même question se pose pour l’exécutif. Le moment n’est-il pas venu de penser un nouveau dispositif ?

NB : des notes documentaires sur ces différents thèmes seront mis à votre disposition sur le site du P.C.F.

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