Rythmes scolaires

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Pour un report en 2014... et une refonte totale de la réforme !

Publié le 18 mars 2013

Au lieu de prendre le temps de la concertation que demandent les personnels et nombre de collectivités sur la refondation de l’école et les rythmes scolaires, le ministre de l’éducation essaye de forcer la main aux communes en leur faisant miroiter une aide financière pour celles qui choisiront d’appliquer en urgence la réforme en 2013. La communauté éducative s’est mobilisée contre cette pseudo réforme à deux reprises depuis janvier.

Cette réforme des rythmes scolaires détourne d’un travail sur les contenus, les pratiques et les conditions d’apprentissage, là où se fabrique l’échec scolaire. L’urgence politique est à la construction d’une école de la réussite pour tous : elle doit viser non pas à moins d’école mais à plus et mieux d’école, à l’accès de tous à une culture commune de haut niveau, sous peine d’aggraver encore les inégalités.

Nous souhaitons donc que sur des grandes villes comme Lille, la réforme ne soit pas appliquée en 2013, afin de prendre le temps de mener une vraie concertation avec les enseignants, les familles, les collectivités et les citoyens.


Ni socle commun, ni externalisation ! Pour une école vraiment commune, les missions du scolaire et du périscolaire doivent être clairement définies, dans le respect du rôle de chacun.

Ni marchandisation, ni individualisation

En rejetant dans le temps périscolaire des activités et des apprentissages, l’école publique sera dépendante de la volonté et des moyens des collectivités locales. C’est la porte ouverte à une marchandisation de l’éducation et à une remise en cause du caractère national de l’école.

Egalité républicaine : non à l’acte III de la décentralisation !

La réforme Peillon est à la charge des communes, alors même que les moyens alloués aux écoles par les communes varient encore de un à dix ! L’acte III de la décentralisation, en préparation, remet en cause le principe de l’égalité républicaine. Sur fond de politique d’austérité, le gouvernement veut imposer une territorialisation de l’école qui aggrave les disparités au lieu de les corriger.

Pour imaginer l’école de demain, le front de Gauche propose :

  • - Repenser la progressivité des apprentissages, dans le cadre d’une scolarité obligatoire élargie (de 3 à 18 ans), pour en finir avec la mise en échec des élèves ;
  • - Engager une réforme des programmes, dans une approche culturelle des apprentissages et sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre ;
  • - Améliorer les conditions de travail et les conditions d’apprentissage, par la baisse des effectifs et le renforcement des équipes pédagogiques ;
  • - Restaurer tous les postes supprimés sous Sarkozy, titulariser tous les précaires ;
  • - Doter les écoles de matériels permettant un épanouissement des élèves et un bien vivre à l’école ;
  • - Recruter des ATSEM et pérenniser leur statut ;
  • - Instaurer une formation initiale et continue des enseignants, ancrée dans les réalités du métier et ouverte à la recherche ;
  • - Revaloriser la condition enseignante en mobilisant la profession autour d’objectifs ambitieux et en augmentant les salaires.
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