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L’Huma du 8 mars 2010

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La liste d’Alain Bocquet en campagne jusqu’au bout

Publié le 9 mars 2010

Le Front de gauche est désormais la seule liste à tenir des rassemblements d’ampleur dans le Nord, avec plus 
de 1 500 personnes réunies au Zénith de Lille, samedi après-midi. L’UMP et le PS ont, eux, annulé leurs meetings.


Les 117 candidats de la liste « l’Humain d’abord  ! » investissent, en fanfare, la scène du Zénith de Lille. Samedi, le Front de gauche élargi, emmené par le député maire (PCF) de Saint-Amand-les-Eaux, Alain Bocquet, a osé un meeting d’ampleur dans le Nord-Pas-de-Calais. Le PS et l’UMP, eux, ont renoncé. Une « gauche qui ose défendre ses valeurs de gauche », c’est l’enjeu même de ces régionales. Écran géant, ambiance chaleureuse et grande liberté de parole. Plus de 1 500 personnes, dont une forte présence de militants et d’élus PCF qui n’étouffe pas les autres composantes. Au contraire, ici, la diversité des approches nourrit l’idée d’une « nécessaire et possible » amélioration des conditions d’études, de recherche, de transport, de logement, de travail, de vie, dans la région. En témoigne le contenu du programme offensif, dont on est fier de dire ici qu’il est de plus en plus consulté sur le site Lhumaindabord.com.

L’intersyndicale de Total sur scène

Marie-Pierre Cauwet (Coordination communiste) salue « le courage politique » dont ont fait preuve d’anciens socialistes, NPA et Verts pour rejoindre ce « vaste front populaire antilibéral en construction ». Nathalie Willemetz (Alternatifs) porte alors le sens donné à l’« écologie sociale », qui, plutôt que d’imposer à tous une taxe carbone, n’oublie pas que trop de familles sont aujourd’hui privées d’eau et d’énergie. Dans le secteur des transports, l’argent public qui les finance devrait garantir des emplois dignes et durables, être développés et gratuits, entend-on.

La « résistance actuelle du peuple grec qui refuse de payer la note de la crise » a force d’exemple pour le député Marc Dolez (Parti de gauche) et pour Jacky Hénin, député européen (PCF), déterminés à mobiliser abstentionnistes et indécis  : « Pour le 14 mars, allez chercher toutes celles et tous ceux qui ont des raisons de s’opposer aux mauvais coups de l’État et de l’Europe  ! » Comme Alain Bocquet, Jacky Hénin est allé soutenir les salariés de la raffinerie Total de Dunkerque-Mardyck, convaincu qu’il « faut se battre pour l’emploi et non pour un montant de prime de départ ». Aujourd’hui, l’intersyndicale des Total (CGT, FO, SUD), monte sur scène pour dire à la fois la détresse et la nécessité d’union pour « ne pas laisser faire ». À Faurecia (Auchel), la grève est de nouveau lancée contre les promesses non tenues de l’État. L’Internationale résonne spontanément dans le Zénith. Contre la casse industrielle, Sarkozy propose une conférence, Alain Bocquet, lui, « propose de commencer par faire arrêter la fermeture de Total Dunkerque, d’empêcher la délocalisation enChine de la Cristallerie d’Arques et à Tanger celle de la ligne 18 de Renault Douai  ! »

Le front de gauche 
à 10,5 % dans un sondage

Sarkozy prétend aimer les fonctionnaires, « il en supprime encore 30 000, c’est l’amour vache  ! » Toujours plus de recherche, de service public, un contrôle permanent des fonds publics, et des « collectivités locales qui redeviennent des collectivités de combat », voilà de quoi amener le Nord-Pas-de-Calais « dans le Top 5 des régions françaises ». Mais « si les résultats du 14 mars sont ceux indiqués dans les sondages, rien ne changera », prévient Alain Bocquet. En 2004, la liste qu’il conduisait était promise à 7 % à pareille époque, elle a surpris tout le monde au final avec 10,6 %. Un sondage porte cet audacieux Front de gauche élargi à 10,5 % : la campagne sera menée jusqu’au bout.

Laurence Mauriaucourt

Ils ont dit au zénith de lille…

  • Alain Bocquet, député (PCF) et tête de liste  : « Je ne remercierai jamais assez Gérard Mulliez d’avoir inspiré l’intitulé de la liste, en déclarant lui-même en novembre dernier que l’homme doit passer avant le fric  ! Sauf que juste après, il licenciait 175 salariés de Pimkie  ! Mais du coup, nous avons fait la connaissance de Valérie Pringuez, syndicaliste, candidate engagée dans une campagne remarquable. »
  • Marc Dolez, député (Parti de gauche)  : « Que la gauche est belle, lorsqu’elle porte le sens des valeurs et le souffle du collectif, quand, loin des reniements et des compromissions, elle emprunte le chemin de la lutte pour l’égalité et l’émancipation  ! »
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