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Municipales : Faire vivre le débat à gauche

Publié le 15 novembre 2013

Municipales Faire vivre le débat à gauche

Liberté Hebdo du 15 novembre 2013 : C’est officiel, les communistes Lillois ont choisi le Front de Gauche pour la course aux municipales qui s’ouvre ce printemps. L’objectif : être utile à la population.

« La question est celle de l’alternative qui nous est posée : austérité ou ambition pour les Lillois. Les militants communistes de Lille se sont exprimés, et 88,5% d’entre eux ont choisi le Front de Gauche plutôt que la reconduite de l’union avec le PS dès le premier tour. » Joseph Demeulemeester, secrétaire de la section lilloise du PCF, est calme, déterminé. Après plusieurs mois de discussions entre forces politiques de gauche et avec les habitants, rencontrés lors d’assemblées citoyennes, la décision de construire une liste de rassemblement de la gauche du PS a été officialisée ce samedi 9 novembre. Cette liste sera conduite par Hugo Vandamme, déjà élu du beffroi et doit réunir les différentes composantes du Front de Gauche dans sa version large (PCF, Parti de Gauche, Coordination Communiste et Gauche Unitaire). « Le Front de Gauche est une entité déjà bien identifiée par les Lillois, que ce soit à travers les dernières campagnes ou via les assemblées citoyennes que nous organisons régulièrement », comme le rappelle la tête de liste.

Exigences et priorités

« Nous voulons créer les conditions pour que les citoyens soient parties prenantes de notre projet. C’est notre priorité : développer la démocratie active, développer la concertation et les initiatives. Parmi nos axes de campagne, on trouvera la lutte contre les expulsions locatives, la réhabilitation des logements insalubres ou délabrés de Lille, la priorité donnée aux services publics, qu’il s’agisse des conditions d’accès ou de la mise en place de régies publiques pour certains services comme l’accès à l’eau ou le transport », explique Hugo Vandamme. « Mais notre ambition, c’est aussi de permettre l’accès de tous à la formation, à l’emploi. » Et quand on interroge les militants sur d’éventuelles tensions avec les socialistes lillois, la réponse est claire : « il n’y a pas de volonté de rupture de notre part, mais nous ne partageons pas les mêmes vues, ni le même projet. Nous voulons maintenir le débat, pas l’étouffer en limitant les échanges à des tractations entre états-major. Il ne s’agit pas de claquer la porte à l’union de la gauche mais de faire vivre le débat », comme le rappelle Joseph Demeulemeester, également colistier.

Le coup de canon du PS

Pourtant, dans le même temps, la fédération du Nord du Parti Socialiste, en la personne de son premier secrétaire, Gilles Pargneaux, a pris la décision de cesser tout accord avec les communistes dans le département : « je demande à l’ensemble des « premiers socialistes » de rompre les négociations avec le P.C. Nous constituerons donc des listes autonomes socialistes là où le maire sortant est communiste et nous ne prendrons pas sur nos listes de premier tour de candidats P.C là où les communistes ne sont pas en mesure de présenter une liste. » L’annonce, diffusée dans la presse régionale a pourtant eu peu d’effet : les communistes lillois, pourtant pointés du doigt, restent fermes, tandis que dans les autres villes du département, la situation change peu. Les listes d’union continuent à se construire entre communistes et socialistes, ces derniers ayant d’avantage à perdre, compte tenu du rejet général de la politique gouvernementale.

Un coup d’épée dans l’eau ?

L’appel lancé par Gilles Pargneaux ne serait-il destiné qu’à faire rentrer les Lillois dans le rang ? La question n’est pas dénuée de sens si l’on s’attarde à des cas comme celui d’Orchies ou Escaudain. Dans le premier, le sénateur-maire socialiste, Dominique Bailly, a choisi de conduire l’union avec… l’UMP, brisant ainsi une tradition d’union de la gauche qui date de 1965. Dans un communiqué adopté à l’unanimité des militants communistes Orchésiens, ces derniers invitent pourtant à la construction d’une véritable politique de gauche, avec ou sans les socialistes, mais sans la droite. Dans le second cas, une liste socialiste est déjà en lice contre les communistes, pourtant sortants. Dans ce contexte, la déclaration fracassante de la fédération socialiste apparaît donc plus comme une légitimation, a posteriori, d’orientations politiques différentes.

Am. L.

Le Front de gauche décide de faire cavalier seul

Dans 20 Minutes du 12.11.13

MUNICIPALES 2014 - Il ne présentera pas de liste commune avec le PS...

L’annonce a fait l’effet d’un coup de tonnerre. Le Front de gauche lillois a annoncé, samedi, son intention de présenter une liste autonome au premier tour des élections municipales de Lille. « La décision a été prise par les communistes lillois à 88,5% des votes lors d’un scrutin interne », a précisé Hugo Vandamme, conseiller municipal (PC) et prochaine tête de liste du Front de gauche.

« Marquer notre différence »

Après Jacques Mutez (ex-PRG) et deux élus écologistes, une nouvelle adjointe de Martine Aubry, Sylviane Delacroix, lui tourne le dos. « ça devient compliqué d’exprimer notre voix au sein de la majorité », signale d’ailleurs l’élue communiste, qui avait fait liste commune avec le PS en 2008. « Nous tenons à marquer notre différence sur certains dossiers comme la lutte contre la spéculation immobilière, le maintien des tarifs municipaux et l’exigence d’un service public renforcé, mais on ne claque pas la porte à l’union de la gauche », note Hugo Vandamme.

En tout cas, la position des communistes de la métropole (lire en dessous) a déplu au premier secrétaire de la fédération PS du Nord, Gilles Pargneaux. Vendredi, il avait envoyé un courrier aux têtes de liste socialistes pour leur demander de « rompre les négociations avec le PC pour le premier tour dans tout le département ». « Ce changement de stratégie est mortifère pour la gauche », regrette Gilles Pargneaux. « On sait qu’on prend un risque, glisse Hugo Vandamme. Mais nous faisons passer en priorité nos convictions politiques. »

Gilles Durand

Lille : sourd aux injonctions du PS, le Front de gauche se lance

La Voix du Nord le 09/11/2013 Par S. B. -

Inébranlable. Le Front de Gauche a officialisé, ce samedi, sa candidature aux municipales 2014. Son nom : « À Lille, l’humain d’abord. »

Sylviane Delacroix, la tête de liste Hugo Vandamme et Joseph Demeulemeester seront aux avants-postes.

« Ici, le Front de gauche est identifié, il est essentiel, décrit la tête de liste, le conseiller municipal Hugo Vandamme, 33 ans. Notre pari est que c’est un élément fédérateur de la gauche. » Une voix qui a, selon lui, toute sa place au premier tour des élections municipales. N’en déplaise aux socialistes, qui s’échinent à ramener l’allié communiste dans son giron. La pression a franchi un cap vendredi avec la sortie fracassante de Gilles Pargneaux.

« Contre l’abstention et l’extrême-droite »

« La seule question qui vaille, c’est Comment être utile aux Lillois ? , réplique Joseph Demeulemeester, le secrétaire de la section de Lille du PCF. Si la réponse des socialistes à ça, c’est la pression et les représailles, alors on quitte la sphère du débat politique pour autre chose. » Lui voit au contraire, dans cette offre politique « alternative », le plus sûr moyen « de combattre l’abstention et de faire barrage à l’extrême-droite ».

Les communistes lillois iront donc jusqu’au bout, avec leurs camarades du Parti de gauche, de la Gauche unitaire et des luttes syndicales. Mais sans Michelle Demessine. L’adjointe au maire PCF brille par son absence, hier, dans le café fivois choisi pour la conférence de presse. « Elle s’exprimera en temps voulu », élude Joseph Demeulemeester en réponse à une question sur la sénatrice, dont la préférence va notoirement à une union avec le PS.

« On prend un risque, concède Hugo Vandamme, mais le jeu en vaut la chandelle. » L’ancienne conseillère régionale Gabriella Marongiu renchérit : « Que veut-on, peser sur le débat d’idées ou garder quelques élus ? » La jeune femme figure dans la quinzaine de noms révélés hier, et qui ressemblent fort à un début de liste. Le programme, lui, va continuer à être affiné, tel un bon fromage, au travers des assemblées citoyennes initiés depuis plusieurs mois déjà.

Mais déjà Hugo Vandamme tient à en tracer les lignes de force : défense du service public, réponse aux « besoins essentiels des Lillois », implication des habitants. Des thèmes qui se déclinent, concrètement, par le choix de la régie publique pour les transports en commun ou la distribution d’eau, la lutte contre la spéculation immobilière et pour la production de logements sociaux, le soutien aux associations, la stabilisation des tarifs municipaux (cantines, musées, crèches…) ou une démocratie participative régénérée.

Autant de sujets sur lesquels « le Front de gauche propose une alternative claire », ajoute Sébastien Polvèche, du Parti de Gauche. Joseph Demeulemeester enfonce le clou : en mars, les Lillois auront à choisir entre « la déclinaison locale d’une politique nationale d’austérité ou une ville qui se bat pour une politique sociale ambitieuse ».

rubrique « les échos de la déesse »)

Les écolos donnent le mauvais exemple S’il y a une chose qui les agace, les communistes lillois, c’est que les socialistes leur rebattent les oreilles avec force cris sur la nécessaire union de la gauche dès le premier tour des élections municipales. « Et pourquoi ça vaudrait pour les communistes et pas pour les Verts ? », rétorque le leader du PCF Lille, Joseph Demeulemeester. Lequel pourrait être encore plus désagréable en rappelant qu’Europe Écologie – Les Verts participe au gouvernement de Jean-Marc Ayrault, à la différence des communistes.

Hugo Vandamme consomme local Pressé par un confrère de dire s’il recevra le soutien de poids lourds nationaux, comme Jean-Luc Mélenchon ou Pierre Laurent, la tête de liste du Front de gauche aux municipales, Hugo Vandamme, s’en est tiré par une habile pirouette : « Eh bien, on espère surtout avoir le soutien des Lillois… »

Municipales à Lille : les communistes prêts à sauter le pas malgré les pressions

La Voix du Nord - Lille le 07/11/2013 Par S. B.

Ce pourrait bien être la première sensation de la campagne. Samedi, les communistes lillois devraient officialiser leur candidature aux municipales de mars 2014, réunis sous la bannière du Front de gauche avec leurs alliés du Parti de gauche. Depuis des mois, la perspective prend corps, les déclarations d’intention se multiplient, un chef de file, Hugo Vandamme, a même été désigné, sans que se dissipe tout à fait le doute : les communistes lillois iraient-ils au bout ? Leur résolution résisterait-elle aux pressions de toutes parts ? Hugo Vandamme, le chef de file.

C’est que, comme aime à le dire l’UMP Christian Decocq, « nous ne sommes pas n’importe où, et le maire n’est pas n’importe qui ». Nous sommes à Lille, bastion socialiste, fief d’une certaine Martine Aubry, une commune où, depuis la première campagne Mauroy en 1977, socialistes et communistes se présentent main dans la main à tous les scrutins municipaux… jusqu’à l’an prochain.Si, bien sûr, rien ne change d’ici samedi. Probabilité à peu près nulle au vu de l’adhésion, massive, des militants. Et pourtant, des forces sont à l’œuvre qui dépassent le cadre lillois. À commencer par la direction nationale du PCF, favorable aux alliances avec le PS. Lequel n’avait, à Lille, aucune envie de voir émerger une liste Front de gauche. Las, les discussions locales entre les deux partenaires n’ont pas abouti. Pas plus que la méthode forte employée par le premier fédéral du PS Nord, Gilles Pargneaux, qui avait agité la menace de représailles aux élections cantonales si les communistes s’entêtaient à Lille.

Des troupes rajeunies

Contre toute attente, contre les directives nationales, contre les marchandages, la volonté de la base devrait donc prévaloir. Les troupes lilloises, rajeunies et rassérénées dans le bain des luttes (référendum sur la Constitution en 2005, présidentielle 2012…), emmenées par le trentenaire Joseph Demeleumeester, refusent de rentrer dans le rang. Dépassés, les « intérêts boutiquiers » méchamment brocardés un jour par l’écolo Éric Quiquet.

Car le choix de l’autonomie, dicté par des désaccords nationaux et des divergences locales, est aussi politiquement cohérent qu’électoralement risqué. En montant sur la balance pour la première fois, le Front de gauche lillois prend ses responsabilités. Ce qui supposera aussi de prendre des coups.

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