Succès du meeting de Jean Luc Mélenchon

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A Lille, le Front de gauche a fait « sortir la rivière de son lit »

Publié le 28 mars 2012

Après les 120.000 personnes de la reprise de la Bastille, le 18 mars dernier, le Front de gauche a à nouveau frappé un grand coup ce mardi soir. A Lille, ils étaient 23.000 à assister au meeting du candidat Jean-Luc Mélenchon. 15.000 à l’intérieur du Grand palais archi-comble, aux alentours de 8.000 à l’extérieur.

« La rivière est sortie de son lit et quoi qu’il arrive, elle n’y rentrera pas de si tôt », a lancé le candidat du Front de gauche devant une forêt de drapeaux rouges, d’où s’élevaient des « résistance, résistance ».


« Sortir le FN de la scène »

« La bataille qui m’excite, c’est de sortir le Front national de la scène. Si je suis devant elle, on serait le premier pays d’Europe où l’on ferait reculer l’extrême droite », a répété à la presse dans le train le porteur du programme partagé. Se félicitant d’avoir « fait dérailler le train de la dédiabolisation » du FN, il a souligné l’échec de l’opération de récupération des drames de Montauban et Toulouse par le Front national.

« Nous avons été les meilleurs gardiens de la fraternité. La France a remporté une immense victoire : le tueur en série n’est arrivé à rien, et les chacals du Front national non plus ».

« We are dangerous », a ironisé Jean-Luc Mélenchon, dans une allusion aux propos de François Hollande qui s’était défendu d’être « dangereux » lors d’un déplacement à Londres. Devant la foule lilloise, il a demandé « solennellement » au candidat PS « d’en finir avec cette manière qui consiste à se dire : puisque je suis devant, je fais ce que je veux ».

« Ne commencez pas à nous chercher ! »

Il a regretté par exemple que le PS n’ait toujours pas répondu à son appel d’évoquer le cas des circonscriptions où la gauche pourrait être éliminée dès le premier tour en cas de division.

Il a en revanche qualifié de « gros menteur » Jérôme Cahuzac, président PS de la commission des Finances de l’Assemblée, qui venait de parler d’un « accord » PS/PG pour que les amis de Mélenchon « aient quelques circonscriptions avec quelque espérance de gains ». « Ne commencez pas à nous chercher, soyez poli avec nous, soyez respectueux avec la masse du Front de gauche, elle n’est pas à vendre », a déclaré le candidat acclamé par la salle.

« Nous sommes une force de conquête du pouvoir. Vous imaginez le nombre de députés que l’on va avoir ! ».

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