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Régionales 2010

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Un Front de Gauche « grand angle » pour le Nord / Pas-de-Calais

Publié le 24 novembre 2009

Les communistes de la région ont proposé de poursuivre et d’élargir l’expérience de l’élection européenne au scrutin régional de mars prochain et désigné Alain Bocquet pour conduire cette liste.


Ci dessous l’article de B. Cadez dans Liberté Hebdo du 20/11/09

« Il faut fuir le sommeil… » Ces mots sont de Paul Eluard. L’invitation à ne pas se laisser envahir par la résignation, alors que la politique de Nicolas Sarkozy frappe durement les catégories populaires, inspire Alain Bocquet. Du moins l’a-t-il laissé entendre en citant le poète pour conclure la conférence régionale Nord-Pas-de-Calais du Parti communiste Français (PCF), samedi dernier à Lille. Le député-maire de Saint-Amand-les-Eaux est prêt à « repartir au combat » pour l’élection régionale du printemps prochain. Les 181 délégués, représentant les sections communistes de la région ont (moins 7 abstentions) estimé qu’Alain Bocquet devait, comme il l’avait fait en 2004, les représenter. Selon eux, il devrait d’ailleurs conduire la liste du Front de gauche en mars prochain. Car c’est bien la stratégie expérimentée aux élections européennes de juin dernier qui doit, pour eux, être renouvelée. À l’instar de ce qui s’est décidé dans seize autres régions, les responsables communistes du Nord et du Pas-de-Calais souhaitent (il y a eu quatre abstentions sur cette proposition) que se constitue, « une liste de rassemblement largement ouverte à partir du Front de gauche ». Les militants se prononcent ces jours-ci sur ces deux propositions (tête de liste et stratégie d’un front de gauche).

Partir du vécu

Quelle physionomie pourrait avoir cette liste ? En juin dernier, communistes, militants du Parti de gauche, de la Gauche unitaire (mouvement issu du NPA) et du mouvement social et citoyen avaient fait cause commune. Au mois de mars 2010, Alain Bocquet verrait bien une liste « grand angle » composée de « 50 à 60 % de candidats communistes puis ouverte au Parti de Gauche, pourquoi pas au NPA, à des personnalités indépendantes, à des maires intéressés par notre démarche, à des anciens du PS… » Celle-ci partirait, « avant tout du vécu de nos concitoyens ». Or, quand il se penche sur celui-ci, Alain Bocquet s’indigne mais, là encore, refuse de se résigner. « On nous dit que nous sommes 18e sur 22 pour les résultats du Bac. Mais qui rappelle que l’on nous a supprimé 10.000 postes d’enseignants ? Qu’à-t-on fait pour bloquer cette logique ? » interroge le député, critiquant implicitement l’exécutif régional sortant. Car dans le même temps, nous sommes en tête pour le versement de l’allocation de parents isolés, 2e pour le RMI… Je pense pourtant que la région, avec ses 6 universités, ses 34 grandes écoles, son peuple travailleur, a les moyens de figurer dans le top 5 des régions françaises. Tout doit être mis en œuvre en faveur des habitants de ce territoire, le plus jeune de France ».

Défendre l’emploi

On le sait désormais, ce sera Valérie Létard, secrétaire d’État à l’Écologie qui conduira la liste de droite dans la région. Étiquette « centriste », mais pleinement engagée dans la mise en œuvre du programme sarkozyste. Devant les responsables communistes, l’eurodéputé Jacky Hénin a d’ailleurs ironisé sur cette candidate qui va « venir jouer l’assistante sociale alors qu’elle participe à un gouvernement qui mène une politique violemment antisociale pour les habitants de la région ». L’élection régionale aura donc une portée nationale évidente. « Il faudra faire entendre l’exigence de respect du monde du travail, mise en évidence par les luttes, par exemple la votation citoyenne pour la Poste ou l’action des cheminots pour empêcher la fermeture du triage de Somain » affirme Alain Bocquet. La défense de l’emploi industriel devrait être au centre de l’engagement du Front de gauche dans la région. Celle-ci a vu 15.000 emplois supprimés en un an rappelle Alain Bocquet, citant l’exemple de PSA qui supprime 6.000 emplois après avoir inauguré une nouvelle usine en Chine et touché de l’argent de l’État français pour faire face à la crise ». « Il faut leur crier “Remboursez !” » insiste le député qui affirme vouloir être plus que jamais « offensif et conquérant ».

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