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La retraite

Publié le 25 août 2010

"Adieu le lit, salut Madrid

On laisse pas longtemps nos rides

Pour peu qu’on se démerde bien

On s’ra à Tolède demain

A regarder les ombres lentes

Eteindre les maisons brûlantes

Salut l’oranger sur la cour

Salut la paresse des jours

J’avais hâte de te connaître...

La retraite !« (Allain Leprest »la retraite"... à retrouver à la fête de l’Huma.)


Tiens, c’est le fond de la bouteille Ça y est nous voilà vieux ma vieille Des vrais vieux qui trient les lentilles Des vieux de la tête aux béquilles Tiens voilà le bout de la rue On souffle comme qui l’aurait cru Du temps qu’on vivait à grand pas Du temps qu’on leur en voulait pas Aux étoiles de disparaître. La retraite !

T’as beau dire qu’on nous rend le cœur Une fois vidé du meilleur Qu’ils ont pris le tronc et la force Qu’ils ne rapportent que l’écorce N’empêche c’est déjà moins con Que soit consigné le flacon Qu’après le festin on nous laisse Les arêtes de la vieillesse Le temps d’finir la cigarette. La retraite !

Tout ici a la soixantaine Ce café-là sent la verveine Je t’aime, enfile tes chaussons L’amour jette ses paillassons Et la tête tourne soudain A relire le papier peint Où mille fois les chasseurs tuent Un grand cerf qui cherchait l’issue Entre la porte et la fenêtre. La retraite !

Il paraît qu’à un certain âge Plus ou moins l’esprit déménage Et qu’on a la raison qui tangue Et des cheveux blancs sur la langue Nous on doit être centenaire A rêver du bout de la terre Avoir des envies de Pérou Et entendre au-dessus du trou Ce bruit de pelletées qu’on jette. La retraite !

Le soir descend, partons d’ici Faudrait pas qu’ils nous trouvent assis Si on larguait les bibelots Tout tiendrait dans un sac-à-dos Regarde, on tend le bras et hop Ils appellent ça l’auto-stop Tant pis si on n’a pas de jeans Si cette conne s’imagine Qu’avec elle le cœur s’arrête. La retraite !

Adieu le lit, salut Madrid On laisse pas longtemps nos rides Pour peu qu’on se démerde bien On s’ra à Tolède demain A regarder les ombres lentes Eteindre les maisons brûlantes Salut l’oranger sur la cour Salut la paresse des jours J’avais hâte de te connaître... La retraite !

Tiens, c’est le fond de la bouteille Ça y est nous voilà vieux ma vieille.

Découvrez la playlist Leprest avec Jean-Louis Foulquier
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