Non à une intervention militaire

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Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre

Publié le 27 août 2013

Manifestation mercredi 4 septembre, 18h, place de la République à Lille

De plus en plus, les bruits de bottes masquent la voix des partisans d’une solution politique en Syrie. Alors qu’une intervention militaire occidentale semble de plus en plus imminente, le Front de gauche continue à appeler à mesurer les risques d’embrasement au Moyen-Orient.


  • (l’Huma du 27 août 2013) Si le PCF condamne sans ambigüité les crimes d’Assad, le parti considère qu’une « intervention militaire de Washington et de ses alliés constituerait un degré supplémentaire dans l’inacceptable, dans cette escalade sans issue. Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre. Avec les risques rarement égalés d’un embrasement au Moyen-Orient, notamment d’une explosion du Liban où les attentats, les représailles et les vengeances se succèdent ».

Outre la poudrière qu’est devenue la Syrie, il faut également rappeler les résultats terribles des dernières interventions militaires engagées par l’Otan dans la région. De l’Irak à la Libye, les exemples ne manquent pas pour démontrer que la guerre ne peut pas être la solution. D’autant que comme l’a expliqué Jean-Luc Mélenchon sur BFM ce mardi matin, intervenir militairement en Syrie serait « peut-être le seuil d’une guerre beaucoup plus large que toutes celles que nous avons vues dans cette région jusqu’à présent ». « Il ne faut pas faire cette guerre », qui serait une « erreur gigantesque » a-t-il insisté.

« sortir de la crise par le haut »

Le Front de gauche pousse à une autre solution. L’objectif, explique Mélenchon, est de « sortir de la crise par le haut », de trouver « une solution diplomatique et politique », défendant un « point de vue français » sur la question.

Le Parti communiste français appelle également « les autorités françaises à prendre l’initiative d’une réunion au sommet des belligérants et des principales puissances impliquées, les États-Unis et la Russie bien sûr, mais aussi la Turquie et l’Iran, afin de définir les conditions d’un arrêt de l’escalade dans la confrontation militaire, et d’une transition démocratique en Syrie. Il faut reprendre l’esprit et l’ambition de la deuxième conférence de Genève qui aurait dû tracer la voie d’une telle solution il y a déjà des mois. Il faut aussi obtenir l’engagement du Secrétaire général de l’ONU pour que l’exigence d’une solution politique l’emporte contre les menaces qui pèsent sur la sécurité internationale. »

Aux Etats-Unis également, des voix s’élèvent contre la guerre. Outre que la population n’a aucune envie de s’engager dans un conflit, des spécialistes en géopolitiques préconisent plutôt le maintient d’une impasse durable plutôt qu’une intervention. Dans un papier publié dans le New York Times, Edward Luttwak va jusqu’à proposer l’organisation de cette impasse. Fournir des armes aux rebelles lorsqu’Assad prend le dessus, arrêter lorsque les rebelles dominent. Selon lui, ni les Etats-Unis ni l’Europe n’y gagneraient à voir un des deux camps l’emporter. La seule autre solution selon lui serait d’envahir le pays et de défaire et Assad et les islamistes, ce que l’opinion publique américaine n’est pas prête à accepter.

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